Une histoire à tiroirs

Sarah Gandillot

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Les comédiens incarnent pas moins de trente personnages.
Les comédiens incarnent pas moins de trente personnages. — A. Guerrero

Résumer l'intrigue du Porteur d'histoire relève de l'impossible. Et gâcherait votre plaisir. Si bien que nous n'en ferons rien. Il faut pourtant aller voir cette pièce dont le succès ne se dément pas depuis Avignon 2011. Les retardataires sont donc attendus au Théâtre 13 pour un voyage à travers le temps, les continents et l'histoire.

Tout est faux mais on y croit
On passe par l'Algérie, le Canada et les Ardennes, on croise Alexandre Dumas, Delacroix ou Mme de Polignac. Fan de Dumas, de séries et de grandes sagas, le jeune Alexis Michalik a construit sa pièce comme un feuilleton à tiroirs dont les histoires s'emboîtent comme des poupées russes. Les cinq comédiens interprètent pas moins de trente personnages. Pas de décor, quelques costumes et pourtant l'illusion est parfaite, le voyage total : « C'est un pacte tacite avec le spectateur. Pas besoin de faire un faux arbre, nous sommes au théâtre, tout est faux mais on y croit ! Une lumière, une musique et l'imaginaire fonctionne à plein ! », analyse Michalik qui, toutes proportions gardées, marche dans les pas de ses aînés porteurs d'histoire : Wajdi Mouawad, Robert Lepage ou Ariane Mnouchkine.

Pratique

De 16 à 24 €. Jusqu'au 14 octobre au Théâtre 13, 103A, bd Auguste-Blanqui, 13e. Tél. : 01 45 88 62 22.