Décision attendue pour l'AP-HP

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Photo illustrant de l'amiante à Paris.
Photo illustrant de l'amiante à Paris. — I. SIMON / SIPA

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris doit se prononcer, ce vendredi, sur le cas de six responsables de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) poursuivis dans le dossier de l'amiante. Mis en examen, en juillet 2011, pour « homicide involontaire » et « mis en danger de la vie d'autrui », ces cadres contestent les faits qui leurs sont reprochés et réclament l'annulation de leur mise en examen.

Le nombre de victimes augmente
« Ce dossier est un vrai désordre, confie l'avocat de l'un d'entre eux qui préfère garder l'anonymat. Mon client est mis en examen pour des faits commis entre mars 2004 et mars 2007. Or, il a cessé de travailler à l'AP-HP en mars 2003… » Comme l'ensemble des avocats de la défense, il a donc contesté les mises en examen arguant que les faits étaient « prescrits ». Lors de l'audience en juin dernier, le parquet a appuyé ses demandes d'annulation. « Leur but est simplement de retarder toute la procédure, déplore Bernard Giusti, délégué syndical CGT à l'hôpital Cochin, à l'origine de la plainte. Parler de prescription alors qu'il faut à l'amiante plusieurs années pour faire des dégâts est un non-sens… » Depuis le dépôt de la plainte, l'AP-HP a créé un comité amiante afin d'en savoir plus sur le phénomène. « Officiellement, 132 agents ont été reconnus comme malades de l'amiante dont un décédé, poursuit Bernard Giusti. Mais plus le temps passe, plus ce nombre augmente. »
Vincent Vantighem