Legaret en pole pour l'UMP à Paris

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Le maire du 1er, Jean-François Legaret.
Le maire du 1er, Jean-François Legaret. — F. DUPUY / SIPA

A la différence de l'élection du futur président de l'UMP, qui risque de se jouer à la fin novembre entre Jean-François Copé et François Fillon, le nom du nouveau président du groupe UMP au Conseil de Paris, qui sera connu ce jeudi, ne sera vraisemblablement pas une surprise.« C'est sûr que le suspense n'est pas torride », confiait mercredi soir Jean-François Legaret. Car le maire du 1er, candidat déclaré à la succession de Jean-François Lamour, a vu s'effacer dans la journée d'hier son unique rivale dans cette élection. Catherine Dumas, ancienne sénatrice UMP, a décidé mercredi de se désister au profit de son concurrent. Une décision qu'elle a justifiée sur France Bleu au nom du « rassemblement », alors que la droite parisienne a affiché ses divisions en raison de la guerre que se livrent fillonistes et copéistes. « Il est vrai que je bénéficie d'une conjonction d'événements favorables, reconnaît l'élu âgé de 60 ans. Mais je suis bien conscient d'arriver dans un contexte difficile. Il va falloir travailler désormais à retrouver l'unité du groupe tout en respectant sa diversité. » Un message adressé aux soutiens parisiens de Copé qui pourraient être tentés ce jeudi de ne pas assister à l'élection de celui qui est considéré comme un proche de Fillon. « Qui ne dit mot consent, tranche Legardet. Mais si je suis élu, ils auront leur place dans le groupe. » D'autant que la reconquête de Paris s'annonce comme un objectif prioritaire de l'UMP. « Avant de trouver le bon candidat, il faut que l'on travaille pour proposer un projet aux Parisiens, car nous sommes en retard à ce niveau-là », conclut-il.Jérôme Comin