Le moustique tigre toujours traqué« Les Azuréens prennent conscience du problème »

FABIEN BINACCHI

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Nom : Aedes albopictus. Catégorie : nuisible. Depuis 2004 sur la Côte, le moustique tigre joue les trouble-fête chaque été. Et la fin de la saison ne sonne pas le départ des troupes… A Cannes comme ailleurs, la ville poursuit sa lutte contre le piqueur jusqu'à la fin des chaleurs. Au total, six campagnes de démoustication auront visé les eaux stagnantes (là où la femelle pond ses œufs) du domaine public. « Il suffit d'un orage, comme celui de samedi dernier, pour créer des poches d'eau, et provoquer une recrudescence », relève Gilbert Barisone, responsable du service hygiène du milieu de la municipalité. Alors, entre les vallons et les ruisseaux, une trentaine de sites sera ainsi passée au crible jusqu'au 5 octobre.

Larvicides biodégradables
Et les nids potentiels sont pulvérisés ! « Nous utilisons un produit biodégradable à 99,99 %, vante André Tracanelli, gérant de Côte d'Azur hygiène service, l'entreprise mandatée par la ville pour l'opération. Il cible le moustique à l'état de larve. » Un canon projette à chaque campagne 1 600 litres de produit dilué. Et la guerre menée contre l'Aedes albopictus est parfois plus « chirurgicale ». « Nous utilisons des granulés que nous déposons à la main et qui se diffusent pendant huit semaines », précisait le spécialiste mardi matin. « C'est vrai qu'il y en a moins », soufflait cette habitante habituellement infestée.Bernard Cadiou
Chef d'agence de l'Entente interdépartementale de démoustication 06.

Où en est la progression du « tigre » ?
Nous sommes peut-être arrivés à un palier. Cet été, nous avons constaté une diminution des nuisances, peut-être due aux conditions climatiques favorables et à une prise de conscience aussi.
Votre mission est pédagogique…
On pense qu'un Azuréen sur trois connaît les recettes anti-moustiques. Nous avons mené près de 1 800 visites chez des particuliers cet été.
Y a-t-il eu des cas de contamination ?
Nous sommes intervenus dans deux cas de dengue et de chikungunya importés, avec un traitement choc autour des résidences des personnes touchées.