Le lifting du port Canto est à flot

Thibaud Roques

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Rénové, le principal appontement qui longe la Croisette a été baptisé « quai numéro 1 ».
Rénové, le principal appontement qui longe la Croisette a été baptisé « quai numéro 1 ». — T. ROQUES / ANP / 20 minutes

En juin 2010, la « demolition party » de l'ex-club-house, « vestige des errances du passé », dixit l'adjoint au maire de Cannes Christophe Santelli, avait fait grand bruit... Deux ans plus tard, les premiers nouveaux aménagements sont là et signent pour la mairie le renouveau du port Canto. Baptisé « quai numéro 1 » – comme pour repartir de zéro – le principal appontement qui longe la Croisette a eu droit à un nouvel enrobé, un fleurissement, la mise en place de mobilier urbain et surtout une entrée directe sur les jardins du boulevard, via un double escalier. « Nous voulions ouvrir le port aux Cannois, résume Bernard Brochand, maire de Cannes, évoquant un dossier difficile. Il nous a fallu plus de dix ans pour assainir les finances du port et pouvoir lancer ces travaux. »

Contentieux soldés
Depuis 2002, année où le conseil municipal a voté la déchéance du concessionnaire en place jusqu'alors, la ville a en effet dû essuyer une série de contentieux dont « le tout dernier a été enterré [la semaine dernière] par le tribunal administratif de Nice », confirme l'adjoint Christophe Santelli-Estrany. La voie est donc libre pour entamer d'autres chantiers de rénovation. D'autant que le conseil d'exploitation du port dégage désormais des résultats. « Cinq millions d'euros en 2011 », indique l'élu. Dès octobre, les travaux d'une nouvelle capitainerie et d'un lieu de vie pour les plaisanciers (supérette, restauration, commerces, etc.) vont ainsi commencer. Pour s'achever entre 2014 et 2015...

Bientôt un changement de nom ?

Isabelle et Jean-Jacques Canto, deux des trois héritiers du fondateur de cette marina, exigent le versement de royalties par la ville pour l'utilisation du nom de leur père. Une nouvelle audience est prévue devant le tribunal administratif le 29 mai, mais pour la ville et le conseil portuaire, « il n'est pas question de verser un centime ». Si la justice tranche en faveur des héritiers, le port devra être rebaptisé.