Cinq idées reçues à oublier pour décrocher un job d'été

Aurélie Selvi

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Des offres de jobs saisonniers sont consultables toute l'année au Centre régional information jeunesse (Crij) de Nice.
Des offres de jobs saisonniers sont consultables toute l'année au Centre régional information jeunesse (Crij) de Nice. — A. SELVI / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

Avis aux jeunes Azuréens qui veulent mettre à profit leurs vacances : la chasse aux jobs d'été est ouverte. Pour placer toutes les chances de son côté, Véronique Aimardi, informatrice au Centre régional information jeunesse (Crij) de Nice, démonte cinq clichés sur l'emploi saisonnier.

Il est trop tôt pour démarcher. Au contraire. « La plupart des sociétés connaissent leur besoin dès mars-avril », selon la spécialiste, qui conseille de s'y prendre tôt pour étudier les offres, faire des démarches ciblées et relancer au bout d'une semaine.
Sans expérience, un CV ne sert à rien. C'est faux. Pour mettre en avant ses qualités, « il faut y valoriser ses expériences personnelles même si elles ne sont pas professionnelles, comme un goût pour le bricolage, des gardes d'enfant occasionnelles, du bénévolat, l'organisation d'une fête de quartier… », précise Véronique Aimardi.

Les mineurs trouvent facilement. « Les employeurs préfèrent les majeurs pour limiter les contraintes administratives », dixit l'informatrice du Crij, qui suggère aux mineurs de faire marcher le bouche-à-oreille dans leur entourage. Il est possible de travailler la moitié des vacances dès 14 ans en obtenant une dérogation de l'inspection du travail.

Le contrat n'est pas obligatoire, du moment qu'on est payé. « Beaucoup de jeunes le font mais ce n'est pas légal donc risqué. En cas d'accident du travail, par exemple, ils ne seront pas couverts et devront prendre en charge les frais médicaux », met en garde Véronique Aimardi, qui préconise de ne commencer qu'une fois le document signé.

Il ne faut pas compter ses heures. « Il vaut mieux ne pas mettre le doigt dans cet engrenage et tenir un registre. Les employés doivent se donner à fond mais ils ont des droits et tout travail mérite salaire », conclut la spécialiste.