Le risque d'incendies monte d'un cran

J. C. MAGNENET

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Le SDIS intervient régulièrement, comme ici à L'Escarène.
Le SDIS intervient régulièrement, comme ici à L'Escarène. — JG BOUILLON / SDIS 06

Cest un refrain que l'on n'a pas l'habitude d'entendre si tôt. Depuis le début de la semaine et jusqu'au 15 avril, « tout usage du feu est interdit » dans le département, suite à un arrêté pris par la préfecture des Alpes-Maritimes. En cause : les conditions climatiques, particulièrement favorables à la propagation des incendies. « Nous sommes face à la combinaison de trois facteurs », explique Philippe Tran, ingénieur à l'Office national des forêts (ONF) azuréen.

Une herbe inflammable
« Tout d'abord, le gel de cet hiver a brûlé la couche supérieure d'herbe, la rendant particulièrement inflammable. Ensuite, les températures sont élevées pour la saison, et enfin la pluviométrie a été particulièrement faible tout au long de l'hiver ».

Douceur en montagne
En effet, Météo France ne comptabilise « aucune pluie significative depuis le mois de novembre. » A titre d'exemple, il n'est tombé sur Nice depuis le mois d'octobre que 260 mm d'eau contre une moyenne de 616 mm. A cela s'ajoute une douceur plus que printanière. « En montagne, nous enregistrons des températures dignes du mois de mai », indiquent les services azuréens de Météo France.
Les sapeurs-pompiers du service départemental d'incendie et de secours n'ont pas encore mis en place de dispositif particulier. « Mais nous sommes extrêmement vigilants en ce moment », précise le lieutenant-colonel Yves Cavalier. « Tout au long de l'année nous avons des départs de feux, mais nous en avons comptabilisé pas mal depuis trois ou quatre jours. Rien de catastrophique pour l'instant », constate-t-il.

Appel à la vigilance
Des feux de broussailles, comme cette semaine à Coursegoules ou sur les hauteurs de Nice. Ces incendies ont été gérés sans difficultés, « mais le vrai risque, c'est que ces départs s'étendent rapidement vu les conditions climatiques », juge l'officier. « Peu d'Azuréens sont au courant de cette interdiction de faire du feu », déplore-t-il, avant de lancer « un appel à la vigilance ».