Une poussée de fièvre àSanta Maria

J. C. MAGNENET

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Depuis 2010, les services pédiatriques du CHU sont déjà regroupés à Lenval.
Depuis 2010, les services pédiatriques du CHU sont déjà regroupés à Lenval. — J.C. MAGNENET / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

« On ne va pas se laisser faire. » Les médecins de la polyclinique niçoise Santa Maria sont en colère. Leur représentant, François-Xavier Delorme, vient d'envoyer une missive au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, pour se faire entendre. « Nous ne voulons pas que notre établissement, une structure privée, fusionne avec l'hôpital public », martèle le chirurgien, président de la conférence médicale de cette clinique, installée boulevard de la Californie. En cause : le schéma régional d'organisation des soins, présenté voilà quelques jours par l'Agence régionale de santé. « Ce document envisage à demi-mot de rapprocher la maternité du CHU [centre universitaire hospitalier] de la nôtre », explique le dirigeant, « surpris » par cette perspective, et qui souhaite « un statu quo ».

« Pas de surprise » à l'ARS
« Ces orientations ont été présentées au cours d'une conférence de territoire en octobre, avec les établissements concernés, et aucune remarque n'a été faite », indique-t-on du côté de l'ARS. « Il est effectivement prévu un regroupement de ces deux maternités sur un même site géographique au sein d'une même entité juridique », confirme l'Agence régionale de santé.
Les services pédiatriques de la fondation Lenval (actionnaire de Santa Maria) ont déjà depuis 2010 fusionné avec la pédiatrie du CHU au sein d'un groupement de coopération sanitaire (GCS). Le ministère de la Santé a décidé de regrouper avant 2016 cet ensemble au sein d'une structure privée mais à but non lucratif… avec l'obligation pour la clinique Santa Maria, hébergée dans les locaux de la fondation Lenval, de perdre son statut commercial ou de déménager. « Nous avons un bail qui court jusqu'en 2017 et nous exigerons des indemnités si l'Etat nous force à partir », tance François-Xavier Delorme. Des menaces qui plombent encore un peu plus la constitution d'un « Pôle mère-enfant » azuréen, voulu par les autorités. W