Le Gel inquiète les agriculteurs

J. C. MAGNENET

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Jean-Marie Gioanni cultive plusieurs hectares dans la plaine du Var, près de Gattières.
Jean-Marie Gioanni cultive plusieurs hectares dans la plaine du Var, près de Gattières. — J. C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

«Pour certaines récoltes, la situation est délicate. » Comme tous les agriculteurs des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Gioanni doit composer avec la chute des températures. Ce maraîcher était hier dans ses champs de choux-fleurs de la plaine du Var. Pas de problème pour ce légume de saison. « Ça tient le cap, même si le gel peut éclater les feuilles de l'intérieur », explique-t-il. C'est du côté des agrumes que les températures extrêmes à venir pourraient causer le plus de problèmes. « Je ne touche pas aux mandariniers, car avec le froid, ils cicatrisent moins, et des maladies peuvent s'y développer… »

Yo-yo du thermomètre
Mais plus encore que le gel, c'est le yo-yo du thermomètre qui perturbe les plantations. « A cause de la douceur exceptionnelle de l'hiver, certains arbres étaient déjà en fleurs, et avec ce gel, on peut perdre une récolte ou même une partie de l'arbre », juge Michel Dessus, président de la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes.
Pas de panique pour autant du côté de l'exploitation de Jean-Marie Gioanni. « On est des professionnels, notre production est répartie entre plantations extérieures et serres, donc pas de risque de problèmes d'approvisionnement », assure-t-il. Avant de lever les yeux vers les collines : « Et ce n'est pas fini, car quand la neige reste sur le plateau de Gattières, c'est qu'elle attend d'autres flocons… »

Du pain bénit pour les vignes

Sur les collines niçoises de Bellet, le gel et la neige n'effraient pas les viticulteurs. « Il est tombé 10 cm, et c'est très bien », sourit Jo Sergi, le président du syndicat des producteurs de Bellet. « Cela maintien les vignes en sommeil. Le seul danger reste d'avoir du gel au printemps, après les bourgeons, mais on n'a jamais vu ça ! »