Un Cannois avoue le meurtre de Thierry Unik

Jean-Christophe Magnenet

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La bijouterie où le drame a eu lieu.
La bijouterie où le drame a eu lieu. — T.ROQES./ ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

«L'enquête a été exemplaire. » Hier, le procureur de la république de Grasse a mis en examen quatre hommes, placés en détention. Jean-Michel Caillau poursuit trois d'entre eux notamment pour « vol aggravé avec violences ayant entraîné la mort ». Ils sont accusés d'avoir commis le braquage de la bijouterie Unik, samedi 26 novembre, à Cannes La Bocca, qui s'était soldé par la mort du propriétaire des lieux, Thierry Unik. « Ils sont considérés comme co-auteurs, et encourent la réclusion criminelle à perpétuité », précise le magistrat.

« Pas des profesionnels »
L'un d'entre eux, un Cannois de 37 ans, « a reconnu être l'auteur du coup de feu mortel », annonce son avocat, Me Fabien Collado. « L'instruction doit se faire à charge mais aussi à décharge, et on tentera d'établir que ce coup de feu a été accidentel », affirme-t-il. En couple et père de trois enfants, l'homme avait un métier « dans le bâtiment », ajoute Me Collado. « Une personne qui n'était pas en déperdition », souligne Roland Gauze, directeur interrégional de la police judiciaire (PJ). « Ces braqueurs n'étaient pas des professionnels », juge le fonctionnaire. Une autre personne, qui pourrait avoir joué le rôle de guetteur, est toujours recherchée. Le quatrième homme incarcéré hier est poursuivi pour « détention d'arme et de munitions de 1ere catégorie ».

La PJ mobilisée

« Toute l'antenne niçoise de la police judiciaire était mobilisée », rappelait hier Roland Gauze. Ses services ont usé de moyens « traditionnels, comme la filature, ou très techniques, comme l'exploitation de la téléphonie », a-t-il souligné. Trois armes ont été retrouvées dans le lac de Saint Cassien, ainsi que des présentoirs de bijoux volés.