L'ex-maire reste en prison

Aurélie Selvi

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En juin 2011, Christian Iacono avait bénéficié d'une liberté conditionnelle.
En juin 2011, Christian Iacono avait bénéficié d'une liberté conditionnelle. — A. SELVI / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

«Cette décision n'est pas humaine, on la prend comme de l'acharnement. » Nouvelle déception pour les proches de Christian Iacono. Hier, la commission de révision des condamnations pénales a rejeté la demande de suspension de peine de l'ex-maire de Vence. Elle ordonne un supplément d'information sur la rétractation de Gabriel Iacono. Le petit-fils de l'ancien édile, qui l'a accusé pendant 11 ans de viol, l'avait finalement innocenté en mai 2011. Un coup de théâtre qui n'avait pas évité à son grand-père une réincarcération le 9 janvier dernier, après le rejet de son pourvoi en cassation pour vice de forme.

« J'ai peur pour sa santé mentale »
« Je suis pour ce supplément d'information, pour que les choses soient éclaircies. Ce qui me révolte, c'est qu'on laisse en prison un homme de 77 ans, malade [il souffre d'une tumeur auditive]. Un homme qui s'est toujours présenté devant la justice et n'est un danger pour personne ! » , s'insurge Cécile Esmengiaud, fille de Christian Iacono, très inquiète hier. Mon père s'accrochait à cette décision, il doit être anéanti. Il est soutenu mais je sais qu'il a parfois des idées noires. Il ne pourra supporter indéfiniment cette injustice... », confie-t-elle.
Les avocats de l'ex-maire comptent désormais sur une demande de libération conditionnelle, en cours d'instruction par le juge d'application des peines de Grasse, pour permettre à leur client de quitter la maison d'arrêt. Une décision qui pourrait intervenir courant du mois de février, même si aucune convocation n'a pour l'heure était envoyée.