Cadarache teste Une crise sismique

A Marseille, A. Rancoule

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Un exercice de simulation qui a mobilisé de nombreux services de secours.
Un exercice de simulation qui a mobilisé de nombreux services de secours. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Cadarache, les sirènes retentissent. Hier matin, la terre a tremblé sur le site nucléaire des Bouches-du-Rhône : trois bâtiments sont touchés, 34 personnes sont blessées, dont huit l'ont été dans un incendie. Ce dernier provoque des rejets radioactifs dans l'atmosphère, rejets confinés au périmètre du site en l'absence de vent.

« La communication compte »
Un simple exercice de simulation pour ce site, implanté sur une zone sismique moyenne, et « le premier organisé en France sur le thème du séisme dans le domaine nucléaire », souligne Maurice Mazière, le directeur du CEA. Si un retour d'expérience est attendu dans les 48 heures et un bilan d'ici un mois, il fait déjà un premier constat. « Nos moyens de communication sont très limités car nous avons été privés de téléphones et de GSM les premières heures et nous avons utilisé deux téléphones satellites, très lents », raconte-t-il. « C'est la communication qui compte dans la gestion de ces deux crises, sismique et nucléaire », indique pour sa part Hugues Parant, le préfet de région. Derrière lui, les pompiers du Sdis 13 s'organisent pour secourir trois victimes bloquées sous des décombres, avant de passer à la cellule de décontamination. Plus tôt, un robot du « groupe intra », basé à Chinon, en Indre-et-Loire, et spécialisé dans l'intervention en milieu hostile à l'homme, a effectué des prélèvements. « Dans ce département riche en risques radioactifs, chimiques, sismiques, c'est important de travailler ensemble, hommes et machines »,estime le lieutenant Stéphane Guyot, du Sdis 13. D'autant qu'à l'horizon 2020, Cadarache, zone de sismicité à 4 sur 5, doit accueillir le réacteur à fusion nucléaire Iter.