Un « oui » meurtrier

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« Ma cliente reconnaît totalement son implication, c'est la seule d'ailleurs à le faire ! » Hier, au deuxième jour du procès du « meurtre au mixeur » devant les assises des Alpes-Maritimes, à Nice, l'avocate d'Alexandra Martyn est formelle. « Elle a pilé les médicaments et a tout remis à Philippe Rosso ». Me Mélanie Junginger confirme sans hésiter la responsabilité de la jeune femme dans le meurtre de son beau-père, Michel Renard. Pour « l'assommer », elle aurait utilisé les médicaments de sa mère, décédée en 1997, un an avant le drame. Mais l'entreprise criminelle avait commencé une semaine plus tôt. Alexandra s'était alors confiée à son copain, Philippe Rosso, et plainte des violences répétées et d'attouchements sexuels de la part de son beau-père. Rosso lance alors la question fatidique : « Est-ce que tu vivras mieux sans lui ? » Un simple « oui » aura suffi. L'engrenage était lancé.Erwan Rousseau