«Le mixeur, ça n'a pas marché», explique l'accusé

JUSTICE Luc Onfray a choisi de vider son sac, hier, devant les assises des Alpes-Maritimes...

Erwan Rousseau

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«Je reconnais lui avoir donné des coups de marteau. Pour vérifier s'il était mort.» Debout, froid, vissé dans ses chaussures, Luc Onfray a choisi de vider son sac, hier, devant les assises des Alpes-Maritimes. Sur le banc des accusés, l'homme comparaît à Nice aux côtés de Philippe Rosso. Les deux anciens braqueurs sont accusés du meurtre d'un troisième bandit, Michel Renard. Après 14 ans de silence et avoir nié les faits, Luc Onfray est passé aux aveux de manière inattendue au cours du premier jour d'audience... Avec une précision glaçante.

Pour faire disparaître le corps, «j'ai essayé de réduire un biceps au mixeur, mais ça n'a pas marché». La sale besogne a donc duré des heures, à la scie et au cutter, méthodiquement. Mais Luc Onfray ne serait qu'un exécutant, à l'écouter : «Philippe Rosso l'a d'abord étranglé avec un fil.» Les deux hommes voulaient «corriger» Michel Renard, qu'ils soupçonnaient d'attouchements sur sa belle-fille, petite amie de Philippe.