Les appels d'urgence mieux traités

Aurélie Selvi

— 

Le nouveau Centre de traitement de l'alerte de l'arrondissement Nice englobe 103 communes azuréennes et devrait recevoir environ 400 000 appels par an.
Le nouveau Centre de traitement de l'alerte de l'arrondissement Nice englobe 103 communes azuréennes et devrait recevoir environ 400 000 appels par an. — A. SELVI / ANP / 20 MINUTESA. SELVI / ANP / 20 MINUTES

Mur d'images, trente ordinateurs scrutés 24h/24... Nous ne sommes pas dans l'antre de Big Brother mais à la caserne de pompiers de Saint-Isidore. Après deux ans de travaux, le lieu vient de se doter d'un tout nouveau Centre de traitement de l'alerte (CTA) dédié à l'arrondissement Nice. Depuis ce matin, c'est dans ce lieu High Tech que sont centralisés les appels d'urgence des 103 communes de l'Est du département, du Mercantour au littoral.
En composant le 18, le 112 ou via la fonction « appel d'urgence » d'un mobile, les appelants auront en ligne l'un des 50 pompiers affectés à ce CTA. « Dès que nous prenons la communication, l'adresse de la personne apparaît à l'écran, si son numéro est référencé par France Telecom », détaille le sergent-chef Pannuti, qui dispose devant elle de trois ordinateurs, comme chacun des opérateurs.

Des pompiers géolocalisés
Identifié, le lieu d'appel s'affiche alors sur une cartographie aux nombreux symboles, comme autant d'informations permettant de décider au plus vite du type d'intervention. « On y voit les centres de secours les plus proches, les points d'eau, mais aussi les interventions en cours », détaille le sergent-chef. « Nous avons ainsi tous les détails en main. Dans le cas d'un incendie par exemple, nous décelons en temps réel s'il y a des lieux accueillant du public à proximité, ce qui permet de lancer plus vite une évacuation, précise le lieutenant Briquetti, chef du CTA. Dans la salle, le mur d'images géolocalise aussi les sapeurs-pompiers spécialisés ». L'équipement, qui aura coûté plus de 6,3 millions d'euros, a permis de fusionner les CTA de Nice, Menton et Villeneuve-Loubet. Une avancée vers plus de modernité et d'efficacité, grâce à un logiciel qui a déjà fait ses preuves dans une quarantaine de départements français. « C'est une grosse révolution quand on sait que certains de nos collègues travaillaient encore avec un papier et un stylo... », s'enthousiasme le sergent-chef Pannuti.

Un second centre en projet pour l'Ouest

En projet à Cagnes-sur-Mer, un Centre de traitement de l'alerte de l'arrondissement Grasse devrait être livré au premier trimestre 2013. Le département en comptera alors deux CTA High Tech et non plus plusieurs petits centres éparpillés sur tout le territoire des Alpes-Maritimes.