Le volley se la joue glamour

Jean Christophe Magnenet

— 

Maquilleuse, coiffeur et styliste étaient sur place pour la préparation et les derniers réglages avant le « shooting ». « C'est un rendez-vous agréable qui laisse toujours de bons souvenirs au groupe », souligne Victoria Ravva.
Maquilleuse, coiffeur et styliste étaient sur place pour la préparation et les derniers réglages avant le « shooting ». « C'est un rendez-vous agréable qui laisse toujours de bons souvenirs au groupe », souligne Victoria Ravva. — J.C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

Drap blanc au mur, flashes et « parapluies » déployés... Ambiance de studio photo, hier après-midi, dans un vaste appartement de la cité des festivals, boulevard de la Croisette. Pourtant, pas un seul mannequin à l'horizon... mais des volleyeuses ! Pour la cinquième année consécutive, le RC Cannes organise en effet ces jours-ci le « shooting » de son prochain calendrier, mettant en scène ses joueuses.

Un tirage limité
« Une journée de rêve pour nous », sourit Victoria Ravva, la charismatique capitaine des championnes cannoises. « C'est l'occasion de rigoler ensemble, de se faire de bons souvenirs... et de se surprendre, aussi ! » raconte la joueuse. A son tour hier, avec Nadia Centoni, Sophie Préron et Paola Cardullo de se prêter au jeu. Avec au programme : « brushing », tout d'abord, entre les mains du coiffeur Michel Didier. « Les filles sont très coopératives, mais pas toutes à l'aise quand il s'agit de poser », glisse le Cannois, un fer à friser dans la main. Puis vient la séance maquillage avant d'enfiler la création sur mesure dessinée par la styliste Maïté Garcia, venue de Salon-de-Provence pour ajuster les derniers plis. Pas de quoi stresser Sophie, nouvelle recrue du club. « En venant à Cannes, on sait d'avance que tout prend de sacrées proportions », plaisante la jeune libéro.
Fin prête, « Vicky » sera la première à passer devant l'objectif de Stéphane Senaux. « Balance tes cheveux... travaille plus le regard... » Avec ou sans ventilo, de dos, de profil, les prises se multiplient. « Je prend en moyenne 100 à 150 photos par joueuse », détaille le photographe azuréen, qui suit l'équipe depuis plus d'un an. « Chaque fille est très différente une fois en scène », explique le professionnel. « Pour les mettre en valeur, il faut qu'elle se sentent à l'aise, trouver la bonne pose ou encore s'adapter à leur tenue », ajoute-t-il. Des vêtements dessinés sur un thème... pour l'instant classé « confidentiel » par le club. Un indice ? « Disons qu'il s'agit d'un petit coin de paradis », glisse Colette Fradin-Vaudoit, secrétaire générale du RC Cannes, qui coordonne sur place les opérations. « C'est Annie Courtade, la présidente du club, en 2007, qui avait voulu en réponse aux “Dieux du stade”, faire les “Déesses du palais” », se souvient la dirigeante. Un calendrier qui sera cette année édité en série limitée à 2 000 exemplaires.