Les doubles files freinées par le PV vidéo

Aurélie Selvi

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Derrière les écrans du CSU, chaque situation est jugée « au cas par cas » avant l'envoi d'un PV.
Derrière les écrans du CSU, chaque situation est jugée « au cas par cas » avant l'envoi d'un PV. — A. SELVI / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

Voilà un « sport local » qui a du plomb dans l'aile... Sur sept nouveaux axes de Nice*, le stationnement en double file croise sur sa route depuis un mois des caméras de vidéo-verbalisation. Un dispositif qui porte ses fruits selon la ville, qui dressait hier pour 20 Minutes un premier bilan de cette extension. Après une période de prévention en juillet durant laquelle quelques 493 avertissements ont été envoyés, la police municipale a dressé en une trentaine de jours la bagatelle de 630 procès verbaux à 35 €. Parmi les zones les plus concernées : l'avenue de la Californie (au niveau des Bosquets) totalise 286 infractions, la rue Trachel plus de 110. « Le but n'est pas de dresser un maximum de PV mais d'améliorer le trafic et la sécurité routière. Sur ces axes, la fluidité est meilleure. L'effet dissuasif commence à jouer », constate Benoît Kandel, premier adjoint (UMP) au maire de Nice, en charge de la sécurité et du stationnement.

La rue Barla à l'étude
Un mécanisme qui a déjà fait ses preuves sur les trois axes où la vidéo-verbalisation est en place depuis novembre dernier (Verdun, Carlone et Gambetta Sud). « Jusqu'à décembre 2010, ils totalisaient 10 infractions par jour, contre entre 3 et 4 depuis le début de l'année 2011 », ajoute l'élu. Convaincue par le dispositif, la municipalité étudie actuellement sa possible extension à la rue Barla.

« Il y a moins d'embouteillages »

« La vidéo-verbalisation, OK. A condition qu'il y ait plus de places en ville. Même s'il y a le tram, des clients se mettent encore en double-file », estime un commerçant de Trachel. « Il y a tout de même moins d'embouteillages », note un professionnel de Gambetta Sud. Nice compte 29 000 places de stationnement payantes, dont 15 000 en parking.