Des parents se mobilisent

Thibaud Rocques

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Vote à main levée hier matin devant la maternelle Bocca Parc, à Cannes.
Vote à main levée hier matin devant la maternelle Bocca Parc, à Cannes. — T. ROCQUES / ANP / 20 MINUTES

Ils ont voté. Si demain, la commission paritaire technique de l'Inspection académique ne décide pas de rouvrir une sixième classe dans la maternelle Bocca Parc, à l'Ouest de Cannes, ils occuperont l'école, dès vendredi. « C'est insensé que l'on continue à essayer de faire des économies sur le dos de nos enfants. Ils ne sont pas des niches fiscales ! Aujourd'hui, il y a 31,2 élèves par classe en moyenne et jusqu'à 32 en grande section. C'est juste pas possible », soufflait hier matin Virginie Laplace, porte-parole très organisée des parents d'élèves de cet établissement de Cannes la Bocca. Près de 1 300 signatures ont déjà été récoltées pour que l'Inspection académique revienne sur sa décision de fermer une classe.

« Effet ciseaux »
« Je comprends l'inquiétude des parents », confiait aussi la directrice de l'établissement, Anne-Marie Boizard. « D'autant plus qu'un lot de logements sociaux à proximité doit être très prochainement attribué… Cela devrait encore faire grandir les effectifs », juge la dirigeante. Ailleurs dans le département, d'autres parents d'élèves se mobilisent. « L'essentiel, c'est en maternelle », note Gilles Jean, secrétaire départemental du SnuiPP, syndicat des enseignants du premier degré. « A Pégomas, des classes comptent jusqu'à 33 élèves, et à Nice, l'école du château a sur les bras 17 enfants qu'elle ne peut accueillir ! » poursuit le syndicaliste. « L'augmentation du nombre d'élèves conjuguée à la réduction des postes d'enseignants produit un effet ciseaux... » conclut-il.