L'Ariane reine de la précarité

Jean Christophe Magnenet

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Les premiers logements sociaux de l'Ariane datent des années 1970.
Les premiers logements sociaux de l'Ariane datent des années 1970. — J. C. MAGNENET / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

Voilà un bien triste record. Selon la dernière étude publiée par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), c'est le quartier de l'Ariane, à Nice, et ses environs, qui forment la « poche de précarité » la plus étendue des Alpes-Maritimes. Dans cette zone, près de 45% des ménages vivent avec moins de 1 000 € de revenu fiscal par mois.
Un quartier qui se caractérise par « un chômage élevé et un faible niveau de diplôme», note l'institut, ainsi qu'une très forte proportion de parents isolés. « Dans certaines parties de ce territoire, plus de 25% des ménages » sont dans ce cas, selon l'Insee.

Emplois peu qualifiés
A l'Ouest de la capitale azuréenne, la zone urbaine sensible de Saint-Augustin compte en revanche des riverains au profil différent, plutôt des familles avec enfants mais avec des emplois peu qualifiés. Un total de 38% des ménages y vit avec moins de 1 000 € par mois de revenu fiscal.

Mixité dans l'hypercentre
Pas si loin de ces quartiers, le centre-ville de Nice compte aussi une part de ménages à faibles revenus supérieure à la moyenne du département. Ici, « le niveau de confort du logement est le principal critère de clivage », note cette étude, qui insiste sur la mixité des quartiers anciens, de Trachel jusqu'au Sud du boulevard de la Madeleine. De quoi faire de la « rénovation des logements » un enjeux crucial, jugent les statisticiens de l'Insee.