La voiture toujours reine sur les routes de la région

Jean Christophe Magnenet

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A Nice, les encombrements sont quotidiens à l'heure de la sortie des bureaux.
A Nice, les encombrements sont quotidiens à l'heure de la sortie des bureaux. — J.C. MAGNENET / ARCHIVES / ANP / 20 MINUTES

Dans notre région, les travailleurs polluent encore beaucoup trop.
L'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) vient de calculer la quantité de CO2 émise quotidiennement par les étudiants et les actifs qui se rendent au boulot. Résultat : 129 grammes par km et par personne, sur chaque trajet domicile-travail. Un chiffre qui classe « l'efficacité énergétique » de Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce domaine au 15e rang national... Alors que « la forte urbanisation de la région devrait faciliter le recours aux transports en commun moins émissifs », note l'Insee.
En cause, affirme l'Institut, « un faible usage des transports collectifs, notamment dans les villes [...] et en contrepartie une utilisation plus fréquente de l'automobile ». Azuréens et Marseillais optent donc sans remords pour le confort du véhicule individuel pour se rendre sur leur lieu de travail. Dans la cité phocéenne, plus d'un actif sur deux utilise voiture ou moto pour ses déplacement en ville. A Nice, ce chiffre tombe à 48%, mais reste élevé. A titre de comparaison, à Lyon ou Bordeaux, ils ne sont qu'un sur trois !

Des objectifs durs à atteindre
Conséquence logique : atteindre les objectifs fixés pour 2020 par le Grenelle de l'environnement « ne semble pas aisé » en Paca, soulignent les statisticiens. Au contraire, la forte croissance démographique risque de ne rien arranger. « Le nombre d'actifs en emploi et d'étudiants pourrait augmenter de 7% d'ici à 2020 », pronostique l'Insee. Difficile donc d'espérer une amélioration de la qualité de l'air à court terme sur la Côte d'Azur. Cette année, le premier pic de pollution à l'ozone a été enregistré le 22 mai dans les Alpes-Maritimes. Une alerte tombée cette année exceptionnellement tôt.