La rougeole fait un come-back remarqué

Jean Pallanti

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La vaccination reste le moyen de prévention le plus efficace.
La vaccination reste le moyen de prévention le plus efficace. — A. F. YUAN / AP / SIPA

L'épidémie de rougeole sévit en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Depuis le début de l'année, plus de 1 200 cas ont été répertoriés... contre seulement 497 sur l'ensemble de l'année 2010.
« On assiste à une avancée de la maladie dans la région », prévient François-Xavier Lorre, directeur départemental de l'Agence régionale de santé (ARS). Pour son adjoint, Denis Refait, « le Vaucluse (443 cas en 2011) et les Bouches-du-Rhône (338 cas) sont plus particulièrement atteints. »

Un vaccin pas obligatoire
Les Alpes-Maritimes sont elles aussi progressivement touchées avec « une centaine de cas » sur les premiers mois de l'année. Et si cette épidémie « prend de l'ampleur », c'est en partie parce que le vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) n'est pas obligatoire. Du coup, comme l'explique François-Xavier Lorre, « une grande partie de la population n'est pas couverte. »

Les Azuréens parés
Dans la région, seul notre département connaît une « couverture vaccinale à deux ans » supérieure à la moyenne nationale (93% contre 90% à l'échelle nationale), et s'approche de la cible des 95 %, nécessaire à l'interruption de la circulation du virus de la rougeole.
Même s'il ne fait aucun doute que la vague de rougeole peut être qualifiée « d'épidémique », le docteur Refait minimise son importance : « Il n'y a rien de bien grave. A part dans quelques cas, après dix jours de repos, c'est fini », conclut-il.

Une maladie très contagieuse

Il est conseillé à chacun de vérifier si ses vaccins sont à jour. En cas de doute, une seconde dose de ROR est recommandée. La rougeole se transmet par l'air et le contact. L'incubation est de 10 à 12 jours et la contagion commence la veille de l'irruption des plaques et dure 5 jours. Une très grande fatigue distingue le virus du rhume.