iacono demande sa remise en liberté

J. C. MAGNENET

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Christian Iacono, lors du procès en appel à Aix-en-Provence.
Christian Iacono, lors du procès en appel à Aix-en-Provence. — ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

L'affaire Iacono rebondit. L'ancien maire de Vence, condamné à 9 ans de réclusion cet hiver et emprisonné à la maison d'arrêt de Grasse, pourrait retrouver la liberté. Ses avocats ont annoncé hier vouloir transmettre à la chambre de l'instruction une demande en ce sens. « J'espère une audience dans les prochaines semaines », indique l'un d'entre eux, Me Gérard Baudoux.
Le petit-fils de Christian Iacono, Gabriel, vient en effet de retirer ses accusations de viol à son encontre. « Il est venu me voir au début du mois, raconte sa nouvelle avocate, Me Véronique Bolimowski. A l'issue du dernier procès, ce jeune homme a pris conscience que ses accusations étaient impossibles. » « C'est une immense joie et un soulagement pour son grand-père », rapporte Me Dominique Roméo, qui défend le radiologue azuréen et a pu parler au détenu hier matin. « Il est apaisé et voit son honneur lavé, mais reste prudent », précise le juriste.

Vers un 3e procès
L'affaire est en effet loin d'être terminée. Un pourvoi en Cassation est en cours. L'arrêt des assises des Bouches-du-Rhône, rendu le 23 février dernier, pourrait donc être cassé. Le cas échéant, « nous ferons un recours en révision puisqu'un élément nouveau peut être porté à la connaissance des jurés », indique Me Roméo. Un troisième procès devrait donc fort probablement avoir lieu. Avec un acquittement à la clé ? « Bien malin qui peut dire comment se prononcerait maintenant une cour d'assises », souligne Me Baudoux.

Un conflit familial
Gabriel Iacono accusait son grand-père de plusieurs viols, qui auraient été commis entre 1996 et 1998, dans la villa familiale de Vence, alors que l'enfant avait entre cinq et huit ans. Le 12 avril 2009, les assises des Alpes-Maritimes avaient finalement condamné l'élu à 9 ans de prison, mais acquitté un co-accusé, Jean-Jacques Baly. Ce verdict a été confirmé en appel. Philippe Iacono avait été accusé de manipuler son fils contre son père, Christian. Un conflit familial délicat qu'onze ans de procédure n'ont pas encore réglé.