La publicité a moins le droit de cité

Aurélie Selvi

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« Quand je vois le nombre de panneaux collés sur la RD6202, j'ai l'impression d'être à Las Vegas », pointe le maire de Nice.
« Quand je vois le nombre de panneaux collés sur la RD6202, j'ai l'impression d'être à Las Vegas », pointe le maire de Nice. — J.C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

C'est acté. Evoquée dès juin 2008, la réglementation de la publicité a été votée vendredi par les élus du conseil municipal niçois. Objectif : enrayer le pollution visuelle. « Quand on a la chance d'avoir une ville avec un paysage, une architecture et qu'on ne voit plus une façade magnifique parce que notre regard est attiré par une pub provocatrice, je dis stop », argue le maire, Christian Estrosi (UMP). Parmi les mesures concrètes prévues par la municipalité : des délais d'espacement et de taille, l'interdiction des enseignes sur les toitures ou terrasses mais aussi des panneaux clignotants, ou encore l'obligation pour les exploitants de dispositifs muraux de grande taille d'embellir le mur avec un trompe l'œil.

L'immobilier concerné
Dans la capitale azuréenne, 900 affichages publicitaires sont recensés. Selon un récent diagnostic des services municipaux, 300 seraient directement concernés par ces restrictions. Deux agents assermentés viennent ainsi d'être désignés. Leur mission : contrôler et mettre en demeure « tout ceux qui ont des contrats en cours pour que d'ici deux ans au plus tard ils soient résiliés », indique la ville.
Et il n'y a pas que les sociétés d'affichage qui sont concernées. Les particuliers qui installent des panneaux sur leur propriété pour arrondir leurs fins de mois sont eux aussi dans le collimateur du règlement, tout comme… les agences immobilières. Exit les affichettes « à vendre », « à louer », « vendu », désormais interdites dans un large périmètre, du Vieux Nice au carré d'or, en passant par la promenade, Jean Médecin, Masséna, Garibaldi ou encore le port. Un accord pris avec « l'ensemble des professionnels de l'immobilier », assure Christian Estrosi. Et une réglementation de la publicité votée à l'unanimité par les élus et conseillers municipaux niçois.

La fourrière prend racine au MIN

La fourrière reste à Nice Ouest. Les élus de la majorité ont voté vendredi le prolongement de la mise à disposition de terrains du MIN au délégataire jusqu'en 2015. « Pourquoi ne pas la reprendre en régie municipale et moduler les tarifs en fonction des cylindrés ? », ont soumis les communistes.