Les magistrats niçois tirent la sonnette d'alarme

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« La justice est malade et la démocratie avec ! », c'est le cri de détresse poussé hier au tribunal de grande instance (TGI) de Nice. Dans le cadre d'une journée d'action nationale, les magistrats y ont une nouvelle fois déploré leur « pénurie de moyens », sans « pénaliser le justiciable en reportant les audiences ». Dossiers qui s'entassent, départs non remplacés, retards de traitements... Le TGI accuse un manque de « 2 à 3 magistrats » ainsi que de nombreux fonctionnaires (greffiers...). Une situation qui impacte le pénal comme le civil. « Au tribunal des affaires de sécurité sociale, 2 500 dossiers sont en stock et le délai de traitement de 2 ans et demi y est intolérable », déplore Joël Espel, vice-président en charge de ce service. « Il ne faut pas attendre le drame pour nous donner les moyens de travailler », mettent en garde les magistrats, qui songent à de « nouvelles actions », comme des journées portes-ouvertes.A. S.