Le marché azuréen de la croisière pique du nez

Julie Pellet et J.C. MAGNENET

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En période estivale, la rade de Villefranche reste une escale azuréenne extrêmement fréquentée par les croisièristes.
En période estivale, la rade de Villefranche reste une escale azuréenne extrêmement fréquentée par les croisièristes. — J. C. MAGNENET / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

La croisière ne s'amuse plus vraiment sur la Côte d'Azur. Le nombre de croisiéristes de passage la Riviera pique du nez. L'année dernière, ces touristes en escale, débarqués des paquebots, auront été 9% de moins à venir dépenser leurs économies dans nos boutiques. Et les prévisions ne seraient toujours pas à la hausse pour 2011... « Il n'y a pas encore de quoi s'affoler mais c'est un indice qui révèle une baisse de notre compétitivité », glisse un professionnel du secteur. Car paradoxalement, le business de la croisière est en plein boom à travers le globe !
Marseille et Ajaccio, mais aussi l'Italie et l'Espagne font des efforts considérables pour s'asseoir sur le marché méditerranéen. « Ces concurrents améliorent leurs équipements d'accueil bien plus vite que nous, et risquent de finir par nous distancer », analyse cette même source. Les professionnels ne restent pas pour autant les bras croisés. « Certes, nous n'avons pas l'avantage de grosses infrastructures, puisque nous ne pouvons pas faire d'embarquement à quai », reconnaît Laurent Monsaingeon, directeur des ports à la chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur. « Mais nous avons en revanche un aéroport international qui peut nous aider à devenir tête de ligne sur des bateaux de taille moyenne ou en rade », souligne le dirigeant.
En période estivale, la rade de Villefranche-sur-Mer reste une escale extrêmement fréquentée. Deux nouveaux ports tentent également de s'ouvrir aux géants des mers et à de nouvelles compagnies : Golfe Juan et Antibes. Cette-dernière préparerait d'ailleurs un projet de nouveau quai pour renforcer son attractivité.