Un 8e canton aux deux visages

Jean Christophe Magnenet

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«Ici, c'est un quartier tranquille ». Du boulevard Tzarewitch à la rue de France, en passant par l'avenue des fleurs, la phrase revient comme un leitmotiv dans la bouche des riverains du 8e canton de Nice. Avec 21 922 habitants, dont 13 139 munis d'une carte d'électeur, ce coin de la capitale azuréenne affiche pourtant deux visages. Au Nord, le calme d'une zone très résidentielle, « bien desservie par les transports en commun, mis à part quelques routes des collines », juge Thomas, un jeune Niçois résident sur les hauteurs. Du côté du collège du Parc impérial, « des moyens matériels tout à fait corrects nous sont actuellement donnés par le conseil général », qui gère cette structure, indique Jean-Pierre Laugier, prof et membre du syndicat SNES-FSU.

« Une lente paupérisation »
Même constat au Sud, dans l'enceinte du collège Alphonse Daudet, « où la fréquentation est tout de même bien différente », note le fonctionnaire. « Une lente paupérisation semble en cours rue de France », juge Mehdi. Installé « depuis quatre ans » sur cette artère commerçante et vivante, ce Niçois n'y trouve qu'un inconvénient : « le bruit ».