La grogne monte du côté des surveillants pénitentiaires

— 

La façade devrait bientôt être refaite.
La façade devrait bientôt être refaite. — J. C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

Ils ont mis leur menace à exécution. Hier, dès 6h30 du matin, quelques dizaines de surveillants pénitentiaires niçois ont mis en place un barrage filtrant devant l'accès à la maison d'arrêt de Nice. Un établissement bloqué, comme plusieurs dizaines d'autres en France, à l'appel des organisations syndicales. Cette deuxième journée d'action en à peine dix jours a été lancée pour réclamer notamment « davantage de moyens, des revalorisations indemnitaires et statutaires et le respect du dialogue social », rappelle le personnel mobilisé.

« Des détenus plus violents »
« Nous avons tout de même laissé entrer les visites », précise Laurent Lemaire, délégué Force Ouvrière. Dans l'enceinte de la prison de Nice, qui date du XIXe siècle, « des travaux de rénovation ont cependant été entrepris », reconnaît le fonctionnaire. « Mais nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des situations violentes... On a peur à chaque fois que l'on ouvre une cellule », ajoute Laurent Delobel, délégué CGT. Arrivé à la tête de l'établissement en avril dernier, Geraud Delorme juge de son côté l'ambiance « pas tendue du tout ». « Le taux de surpopulation tourne autour des 130 %, dans la moyenne nationale », précise le directeur, qui assure « tenter d'améliorer le dialogue social » depuis sa prise de fonctions.J.C.M.