Des manifestants azuréens prêts à durcir le ton

Aurélie Selvi

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Les syndicats organisent une nouvelle manifestation samedi dans la capitale azuréenne.
Les syndicats organisent une nouvelle manifestation samedi dans la capitale azuréenne. — A. SELVI / ANP / 20 MINUTES

Stop ou encore ? Les manifestants azuréens ont tranché. Hier à Nice, ils sont venus encore plus nombreux pour défiler contre la réforme des retraites, dès 14h au départ de Masséna. Selon les syndicats, ils étaient entre 15 000 et 25  000, certains tablant même sur plus 35 000 personnes. Des chiffres qui contrastent toujours avec ceux de la police, qui avec 8 100 manifestants recensés, concède tout de même une augmentation par rapport à la dernière mobilisation (7 900, le 2 octobre). « Des manifestations aussi rapprochées et suivies à Nice, je n'ai jamais connu ça », assure Jean-Michel Hervo, secrétaire départemental de la CFDT.

« Continuer même si ça coûte cher »
Dans les rangs hier, ils étaient nombreux à ne « rien lâcher ». Derrière sa poussette, Patricia, 47 ans, manifeste pour la 3e fois, quitte à faire des concessions. « Trois jours de grève, c'est 210 euros de perdu, un chariot de course en moins. Mais j'espère que ça paiera pour l'avenir de nos enfants », avoue cette employée de la Poste, venue avec sa fille de 4 ans. Cadre chez HP, Catherine s'est elle aussi « mouillée » : « j'ai posé une demie journée de congés et je suis prête à le refaire. Le gouvernement ne veut pas céder, moi non plus ! » En grève illimité depuis fin juin, les pompiers azuréens peuvent aller plus loin. « Si les Français se bougent massivement, on les suivra jusqu'à la grève générale », assure André, leur représentant. Venus en nombre hier, les jeunes aussi ont affichés leur détermination. Avec la moitié de sa classe, Camille, en terminale littéraire à Masséna, a fait sa première manif' et compte bien revenir défiler samedi. « Parce que j'ai compris qu'on est les premiers concernés par cette réforme ».