Le tramway joue les prolongations à Pasteur

Aurélie Selvi et J. C. Magnenet

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Aperçu du nouveau terminus, au pied du futur hôpital Pasteur, en cours de construction.
Aperçu du nouveau terminus, au pied du futur hôpital Pasteur, en cours de construction. — PHOTOMONTAGE VILLE DE NICE

La ligne 1 voit plus loin. Depuis le début de la semaine, Nice Côte d'Azur a ouvert une enquête publique sur l'extension de la desserte du tram vers Pasteur. But de la manoeuvre : repousser l'actuel terminus de Pont Michel au futur centre universitaire hospitalier, en cours de construction. Une prolongation censée profiter à « 12 500 personnes, travailleurs, étudiants et résidents du quartier », évalue Alain Philip, adjoint au maire de Nice en charge de l'urbanisme. Mais pour que le projet roule, il faudra d'abord construire 450 mètres de rails et affronter l'épreuve de la traversée du Paillon.

Plus de 17 millions investis
Prévus pour débuter en 2011 et s'achever en 2013, les travaux s'attaqueront notamment à l'élargissement du pont René Coty. « Pour permettre le passage du tramway dans les deux sens, l'ouvrage va être élargi de 6 à 7 mètres », explique Alain Philip. Pensé pour ne pas réduire les voies de circulation actuelles, l'agrandissement prévoit également un élargissement des trottoirs et la création de pistes cyclables. Le chantier, d'un montant global de 17,3 millions d'euros, devra aussi s'atteler à la construction de la nouvelle station « Hôpital Pasteur ».
Un terminus pourtant éphémère. Car après Pasteur, c'est vers l'Ariane et La Trinité que le tramway niçois devrait mettre le cap. Déjà défini, le tracé prévoit de desservir 8 arrêts supplémentaire, dont l'hôpital Sainte Marie et la place des Sitelles, au coeur même du quartier sensible du Nord-Est de Nice. Mais patience... « Il n'y a encore aucun calendrier théorique fixé pour cette deuxième phase d'extension », prévient l'adjoint à l'urbanisme.

Et la ligne 2 ?

Le projet de tramway souterrain serait sur de bons rails. Sur la centaine de forages programmés pour évaluer la porosité du sous-sol niçois, une quinzaine a déjà été réalisée depuis le début de la saison estivale. Résultat : « nous avons eu de bonnes surprises, annonce Alain Philip. Des couches très différentes de galets et de graviers ont été détectées, et non pas une seule grosse nappe spongieuse, qui aurait été plus difficile à creuser », explique l'adjoint. Sur les 8,6 km de rails prévus pour relier l'Est (Riquier) à l'Ouest (Saint Augustin) de la ville, 3,6 km devraient être enterrés pour un coût global de 450 millions d'euros. Un choix du souterrain qui devrait permettre, entre autre, d'augmenter de manière importante la vitesse et la fréquence des tramways en centre-ville.