Jacques Peyrat part à la reconquête de Nice

Aurélie Selvi
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L'ex-maire de Nice Jacques Peyrat.
L'ex-maire de Nice Jacques Peyrat. — A. SELVI / ANP / 20 MINUTES

   Musique latino et tenues du dimanche. Hier soir, plus de 200 personnes ont répondu à l'invitation de rentrée de la formation politique locale Entente républicaine. Une réunion en forme de revanche pour Jacques Peyrat, chef de file du parti, qui comptait hier parmi ses soutiens le senateur UMP René Vestri, farouche opposant du duo Estrosi-Ciotti. Au dernier étage de l'hôtel Aston, l'ancien premier magistrat niçois (de 1995 à 2008) a profité de la vue imprenable sur la ville pour annoncer sa volonté... de la reconquérir. Première étape : les élections cantonales de mars prochain. 

 Un « trouble-fête » dans le 14e canton
Une échéance électorale que le parti compte bien transformer en « test » avec la candidature de Jacques Peyrat dans le 14e canton (Nice Ouest) face à Dominique Estrosi-Sassone (UMP) et au conseiller général sortant Paul Cuturello (PS). « J'y viens en trouble-fête et j'en suis heureux », s'est réjoui l'ex-maire qui, en cas de bon résultat, promet de se lancer « dès le lendemain des élections » dans la bataille des municipales. « Il en a encore l'étoffe, glissait hier soir un militant, avant de nuancer : son seul handicap, c'est son âge...[79 ans cet automne] » Un come-back en 2014, Denise veut aussi y croire. « Il est sérieux et honnête. S'il se représente, bien sure que je le suivrais », lance cette retraitée Niçoise.