« Le risque épidémique est nul »

Jean Christophe Magnenet

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Le moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya, est arrivé chez nous en 2004.
Le moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya, est arrivé chez nous en 2004. — Richard Crampton / Rex /REX/SIPA

« C'est juste l'étape supplémentaire d'un processus. » François-Xavier Lorre se veut rassurant. Pour le délégué territorial de l'Agence régionale de la santé, le second cas de dengue autochtone (personne contaminée sans avoir quitté le territoire) déclaré à Nice ce week-end, n'a rien d'inquiétant. « Il y a forcément des personnes qui reviennent des pays tropicaux avec la dengue, détaille Pascal Delaunay, biologiste et entomologiste au CHU de Nice. Et à partir du moment où le moustique tigre est installé ici, il est inévitable que trois à quatre personnes soient contaminées. Mais le risque épidémique est nul. »

« Une grosse grippe »
D'autant que tout potentiel de contamination disparaîtra à la fin de l'automne. « Les moustiques tigres vont entrer en diapause [arrêt du développement] pour hiverner, explique Pascal Delaunay. Seuls des œufs non contaminés passeront l'hiver. » Cette sérénité affichée des services de santé azuréens tient également aux symptômes de la dengue, parfois inexistants. « Dans 50% à 70% des cas, une personne infectée par la dengue ne s'en rend même pas compte, poursuit l'entomologiste médical. Le reste des patients souffre la plupart du temps de symptômes grippaux, avec 7 à 15 jours difficiles et un mois de fatigue à la clé. »

Sus AU MOUSTIQUE

L'entente interdépartementale de démoustication ne chôme pas. Après avoir traité le quartier Magnan, à Nice, ses services devraient œuvrer ce matin à Menton autour d'un cas suspect.