Les gens du voyage manquent d'aires dans les Alpes-Maritimes

Jean Christophe Magnenet

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Entre les caravanes, les bambins profitent eux aussi de la fin des vacances.
Entre les caravanes, les bambins profitent eux aussi de la fin des vacances. — J.C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

Hier matin, Brice Hortefeux était à Vallauris. Le ministre de l'Intérieur visitait une aire d'accueil des gens du voyage bientôt mise en place par cette commune conjointement avec Mougins. L'occasion de démontrer que des espaces sont mis à disposition pour éviter les camps illégaux. Des équipements encore bien trop rares, puisqu'il n'existait jusqu'à présent que deux aires d'accueil dans notre département, à Nice et Antibes.

A côté d'une déchetterie
La loi oblige pourtant les communes de plus de 5 000 habitants à se doter de terrains d'accueil. La nouvelle aire Vallauris-Mougins comptera 40 emplacements pour caravanes avec sanitaires et raccords à l'eau et l'électricité. Cet espace est cependant mitoyen à une déchetterie. « Comme partout, on nous case dans des coins dont personne ne veut », peste Yohan Salles, président du comité Tzigane de Paca. « La mise en place de ces espaces est très difficile, explique Chaouki Kadiri, directeur général adjoint à la ville de Carros, qui travaille actuellement sur un projet. Il faut un terrain proche des équipements publics et qui soit constructible. Nous en sommes à notre troisième essai...»
« Avec une réelle volonté politique, ces aires d'accueil ne sont pas difficiles à mettre en place », assure de son côté l'adjointe déléguée à la cohésion sociale de Nice, Dominique Estrosi-Sassone. La création de l'aire niçoise, dont les 50 emplacements ont été ouverts au printemps 2008, aura coûté 2,4 millions d'euros... subventionnés à 55 % par l'Etat et le conseil général. « L'Etat va encore faciliter l'installation de ces aires », annonçait hier matin Brice Hortefeux.