La mobilisation prend de l'ampleur à Nice

Aurélie Selvi

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Le jeu du paillassou revisité hier à Nice...
Le jeu du paillassou revisité hier à Nice... — A. SELVI / ANP

Ils n'ont pas voulu battre en retraite. Hier matin, l'avenue Jean-Médecin a vu déferler une foule de manifestants venue protester contre l'allongement du temps de travail. Ils étaient 15 000 selon les syndicats... 5 200 selon la police. Des chiffres plus importants que lors de la mobilisation du 27 mai (entre 4 200 et 10 000). « On n'avait pas vu ça depuis 2006 et les manifs anti CPE », dit Didier Turini, secrétaire général de la CGT 06. Dans les rangs, des petits nouveaux ont rejoint les habitués comme cette directrice des ressources humaines d'une grande collectivité locale, venue avec une dizaine de collègues. « Je n'ai jamais fait grève de ma vie mais quand je vois ce qu'il se passe au bureau, le gel des salaires, la précarité, je me dis qu'il y a urgence », confie la trentenaire.

Concert de vuvuzelas
L'autre nouveauté du cortège, c'est incontestablement la vuvuzela. Thierry en a dégoté une pour le fun... et le symbole. « L'humiliation à la Coupe du monde, une réforme des retraites injuste : c'est ça la France qui perd », philosophe ce prof d'histoire à Nice. Un « spectacle » que n'ont pas manqué d'immortaliser les touristes massés à la gare Thiers. A l'exception tout de même d'Aline et Greg, deux vacanciers belges « dégoûtés » que la grève les prive de TGV pour rentrer au bercail.