La procréation dans un cocon

Aurélie Selvi

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Grâce à cette nouvelle hotte, le personnel n'est plus exposé aux particules biologiques.
Grâce à cette nouvelle hotte, le personnel n'est plus exposé aux particules biologiques. — A. SELVI / 20 MINUTES

rand lifting pour le centre de reproduction du CHU de Nice. Créé il y a trente ans et installé à l'Archet 2 depuis 1996, l'antre de l'assistance médicale à la procréation a investi 180 000 € l'été dernier dans d'importants travaux de modernisation. Pour plus de sécurité, les fécondations in vitro et micro-injections s'y déroulent désormais dans une toute nouvelle pièce de culture, à l'atmosphère stérile. Tandis qu'un système d'alarme dernier cri contrôle en permanence le niveau de CO2 nécessaire à la bonne conservation des embryons. En cours de certification ISO, le centre s'est aussi doté d'une hotte aspirante à flux vertical, afin qu'aucune particule biologique ne puisse affecter le personnel.

580 fécondations in vitro en 2009
L'an dernier, 25 professionnels de santé y ont suivi près de 2 000 couples rencontrant des problèmes d'infertilité. Au total, 580 fécondations in vitro y ont été réalisées. Pour satisfaire au mieux ces espoirs de bébé et faire face à l'augmentation de la demande, le service a recruté deux nouveaux biologistes. « Notre taux de réussite se situe entre 25 et 30 %. C'est une bonne moyenne mais nous voulons la faire progresser en travaillant sur des approches plus personnalisées », expliquait hier Mohamed Benahmed, médecin biologiste et directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Thomas

Le 5 décembre 1985 naissait Thomas, le premier bébé-éprouvette niçois. Depuis, près de 2 000 enfants ont vu le jour grâce à l'assistance médicale à la procréation du CHU.