Mariani quitte la « Sarkozie »

À Marseille, Frédéric Legrand avec AFP

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Thierry Mariani, député UMP des Français de l'étranger.
 
Thierry Mariani, député UMP des Français de l'étranger.   — Archive j.c. MAGNENET / 20 MINUTES

Un espoir déçu de trop. Le député UMP Thierry Mariani, candidat malheureux à la région Paca et longtemps fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy, a boycotté la rencontre, hier, des élus UMP, organisée par le chef de l'Etat à l'Elysée. « Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses », a déclaré le député du Vaucluse, qui se serait déjà plaint au lendemain du remaniement ministériel, à l'issue duquel il espérait obtenir un poste. Selon Le Canard enchaîné, il aurait assuré que Nicolas Sarkozy lui avait promis une place au gouvernement. « J'ai toujours soutenu le Président. Résultat : c'est Tron, qui lui a craché à la gueule, qui devient ministre, aurait-il lancé, selon le Canard. Comme beaucoup d'autres, Sarkozy m'a pris pour un con. Je reste un con mais je sais ce qu'il me reste à faire. »

Rupture officielle et définitive
L'ex-candidat a précisé hier qu'il n'irait pas non plus dîner ce soir avec l'ensemble des têtes de listes UMP. Alors qu'on lui demandait si cela constituait une rupture définitive avec Nicolas Sarkozy, le député a répondu : « Vous avez ma déclaration officielle. »
A la suite de la défection du secrétaire d'Etat à la Défense et maire de Toulon Hubert Falco, Thierry Mariani, sollicité par le Président, avait accepté de prendre la tête de liste de l'UMP aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un scrutin qu'il avait perdu au second tour, obtenant 33,02 % des suffrages exprimés contre 44,11 % pour la liste l'Alliance de l'olivier, emmenée par le président socialiste sortant, Michel Vauzelle.