Alpes-Maritimes : Les premières navettes autonomes de Sophia-Antipolis transportent du public

EXPERIMENTATION Jusqu’au mois d’août, un test est mené avec ces véhicules sans conducteur pour assurer « la desserte du dernier kilomètre » sur toute une avenue de la technopole

Fabien Binacchi
— 
Le départ des navettes se fait du rond-point Saint Philippe
Le départ des navettes se fait du rond-point Saint Philippe — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Depuis ce jeudi et jusqu’au mois d’août, deux navettes autonomes assurent « la desserte du dernier kilomètre » sur toute l’avenue Roumanille, dans la continuité du Bus à haut niveau de service (BHNS) qui circule à Sophia-Antipolis.
  • « Elles circuleront toutes les dix minutes aux heures de pointe sur un planning calibré sur la fréquence du BHNS », précise Aurélien Bertherlet, le directeur général de l’entreprise Berthelet.
  • C’est la première fois qu’un tel service est testé dans les conditions réelles, et en public, dans le département.

Des couleurs flashy et pas de conducteur. Depuis ce jeudi et jusqu’au mois d’août, deux navettes autonomes assurent « la desserte du dernier kilomètre » sur toute l’avenue Roumanille, dans la continuité du Bus à haut niveau de service (BHNS) qui circule à Sophia-Antipolis, près de Nice. Une expérimentation est lancée pour six mois et c’est la première fois qu’un tel service est testé dans les conditions réelles, et en public, dans le département des Alpes-Maritimes.


« Elles circuleront toutes les dix minutes aux heures de pointe sur un planning calibré sur la fréquence du BHNS », précise Aurélien Bertherlet, le directeur général de l’entreprise Berthelet, chargé d’opérer cette ligne, baptisée SophI.A.bus, pour le compte de la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis (CASA).

Ces véhicules, des Navya shuttle d’une capacité de quinze places, circuleront ainsi du lundi au vendredi de 7h30 à 9h30, entre 11h45 et 14h15 et de 16h30 à 18h30. Ils desservent gratuitement (pour le moment) cinq arrêts le long de cette avenue et de nombreuses entreprises.

Les navettes s’adaptent « aux comportements des autres usagers de la route »

Ils « disposent d’une architecture de capteurs lidars et radars qui lui permettent de se repérer dans son environnement et d’adapter son comportement à ceux des autres usagers de la route », précise la Casa.

Ce test grandeur nature « nous permet d’évaluer l’acceptabilité d’un tel service par les usagers mais aussi de continuer à améliorer les technologies du véhicule, et donc, dans un second temps, d’imaginer son implantation sur des parcours bien plus longs », explique encore Aurélien Bertherlet.

Cette expérimentation représente un coût pour la Casa de 1,16 million d’euros dont 50 % de subvention. Le budget global du projet est de 8 millions d’euros dont 4,6 millions d’euros de subvention. Actuellement, quinze autres initiatives similaires sont lancées en France.