Nice dénonce les « comportements inadmissibles de certains livreurs » et prend un arrêté pour limiter les « nuisances »

EN LIVRAISON Dans le centre, ils ne pourront plus stationner « en dehors du temps nécessaire à la livraison ou à la prise en charge de la commande »

Fabien Binacchi
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Une opération de contrôle des livreurs a été organisée mercredi soir à Nice
Une opération de contrôle des livreurs a été organisée mercredi soir à Nice — Ville de Nice

La mairie de Nice a décidé de taper du poing sur la table. « Suite à de nombreuses plaintes de riverains relatives aux  nuisances causées par un nombre grandissant de coursiers en deux-roues » qui livrent notamment des repas, elle a organisé une opération de contrôle mercredi soir et décidé de prendre des mesures.

Un arrêt interdisant aux livreurs de stationner de 11h30 à 21h30 en dehors du temps nécessaire à la livraison ou à la prise en charge de la commande, dans certaines rues du centre-ville, est entré en vigueur, annonce-t-elle ce jeudi.

Des « comportements inadmissibles sur la voie publique »

Ce texte valable au moins jusqu’au 1er février, concerne un bout de l’avenue Jean-Médecin, au nord, et le début des axes Alsace-Lorraine, de Paris, de Belgique, Pertinax, Assalit, Thiers ainsi que la place Saëtone, où les nuisances seraient les plus importantes. La ville évoque des « comportements inadmissibles sur la voie publique » et notamment « stationnement anarchique, bruit, incivilités, pollution, non-respect du Code de la route ».

Des comportements confirmés par la police municipale, auxquels viennent s’ajouter d’autres problématiques. L’opération menée mercredi soir, conjointement avec la police nationale, les douanes et l’Urssaf, a permis aux autorités de constater douze défauts de licences de livreur coursier, trois usurpations d’identité et trois infractions pour travail dissimulé. Et d’engager les poursuites adéquates.