Nice : L’université retire des caméras de vidéosurveillance après des plaintes à la Cnil

ENSEIGNEMENT Elles avaient été installées dans des classes de l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation, qui forme les futurs enseignants

F.Bi. avec AFP
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Une caméra de vidéosurveillance (Illustration)
Une caméra de vidéosurveillance (Illustration) — P. Magnien / 20 Minutes

La décision a été prise après le dépôt de plusieurs plaintes auprès de la Cnil, la Commission nationale informatique et libertés. L’Université Côte d’Azur a annoncé ce jeudi que deux caméras de vidéosurveillance installées début novembre dans des salles de cours de l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (Inspé), qui forme les futurs enseignants, allaient être retirées.

Dans un communiqué transmis à 20 Minutes, l’université précise qu’elles avaient pour objectif de « surveiller les issues principales du site afin de sécuriser les intrusions potentielles, conformément aux recommandations du plan Vigipirate ».

« Absence d’information des personnes concernées »

Sauf que le corps professoral n’avait pas été averti de leur installation, selon Gilles Jean, secrétaire départemental du SNUipp, déclenchant un tollé révélé mercredi par Libération. La Cnil a confirmé avoir reçu des plaintes dénonçant justement « l’absence d’information des personnes concernées et l’installation de deux caméras dans des salles de classe ».

L’université précise qu’elle n’a « jamais eu ni le souhait ni l’intérêt de filmer autre chose que les issues de l’établissement » et que ces caméras n’avaient pas encore été « mises en service ».

En 2019, la Cnil a rappelé que, « sauf circonstances exceptionnelles », un système de vidéosurveillance ne peut placer des élèves ou des salariés « sous une surveillance systématique et continue ». Elle a également mis en demeure les établissements concernés de « ne filmer que les accès et les espaces de circulation ».