Nice : La nouvelle plage pour chiens fait cohabiter animaux, poussettes et personnes à mobilité réduite

REPORTAGE Ce nouvel espace pour les animaux de compagnie à Nice a été inauguré mercredi dernier

Elise Martin
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Juliette, le Cavalier king Charles d'Anaïs, est ravie de cette nouvelle plage
Juliette, le Cavalier king Charles d'Anaïs, est ravie de cette nouvelle plage — E. Martin / ANP / 20 Minutes
  • La plage de Lenval est devenue une plage pour chiens la semaine dernière. Les propriétaires sont ravis.
  • Ainsi, à Nice, deux plages sont accessibles pour ces animaux, à Lenval et à Carras.
  • Seul petit bémol, c’est aussi dans ces deux plages que des rampes d’accès pour les personnes à mobilité réduite sont installées. Une cohabitation est alors nécessaire.

En face de l’hôpital Lenval à Nice, entre deux statues de « Totor », devenu un emblème de la ville, les chiens disposent depuis une semaine d’une deuxième plage, après celle de Carras accessible aux animaux depuis 2008, de 320 m pour se baigner et profiter en toute liberté.

« On est très content, s’exclame Miriam, qui est venue avec son berger des Shetland. Entre propriétaires, on est compréhensif. Et de cette manière Ookie peut faire des rencontres, sociabiliser, et nous aussi ! On n’a plus peur de déranger. » Myriam, sur la serviette d’à côté, n’a pas d’animaux mais apprécie de venir et d’en voir gambader sur les galets. « C’est mignon de les voir si heureux. Ça change. Et puis, avoir des animaux près de nous, c’est toujours agréable ».

« Une nouvelle liberté »

Pour Anaïs, c’est un « pur bonheur ». Elle apprécie la « nouvelle liberté » pour son chien, Juliette, une Cavalier King Charles de trois ans qui « adore l’eau ». « La plage de Carras était beaucoup trop loin et pas forcément agréable, affirme-t-elle. Il m’arrivait de venir ici parfois, même quand ce n’était pas autorisé, mais c’était toujours compliqué avec ceux qui n’ont pas d’animaux, surtout au niveau hygiène ». A Lenval, des sacs à déjections sont à disposition pour les besoins des animaux ainsi que des points d’eau douce.

La nouvelle plage pour chiens a été inaugurée le 23 juin 2021 à Nice
La nouvelle plage pour chiens a été inaugurée le 23 juin 2021 à Nice - E. Martin / ANP / 20 Minutes

Fly, un Labrador femelle qui appartient à Carine, est également « ravie » de ce moment sur la plage. « Elle ne connaissait pas l’eau quand je l’ai récupérée il y a un an, raconte sa propriétaire. Là, elle s’éclate ». Facile à comprendre en la voyant faire des allers-retours dans la mer pour récupérer sa balle. « D’habitude, j’allais jusqu’à Cannes, maintenant, je suis à dix minutes de chez moi, donc dès qu’il fait chaud et que c’est possible, on va se baigner ensemble », ajoute l’infirmière qui vient trois à quatre fois par semaine tout en évitant les jours où il y a trop de monde. « Je comprends un peu moins les personnes qui viennent avec leurs enfants en bas âge, mais tout se passe toujours très bien », constate-t-elle en voyant des poussettes autour d’elle.

Une cohabitation un peu forcée

La réponse aux interrogations de Carine se trouve… juste derrière elle. Sylvie est venue avec son fils, encore bébé. « Ce n’est pas l’idée du siècle, lance-t-elle au sujet de cette nouvelle plage pour chiens. C’est super pour les animaux, ça l’est un peu moins pour les familles. Lenval fait partie des rares plages avec une rampe, donc avec un accès plus simple quand on a une poussette. »

Elle ajoute : « Ce n’est pas très malin parce qu’en retournant les Totor et en faisant cette plage juste à côté, ça arrangeait tout le monde et ça évitait des mauvaises surprises ou accidents avec les enfants. Personnellement, je n’ai pas peur, sinon je ne viendrais pas mais j’imagine que les propriétaires sont encore plus vigilants alors qu’ils doivent déjà l’être avec les autres chiens. Au final, on cohabite tous ensemble, on partage sans souci mais on n’a pas trop le choix. Tout le monde est mis au même endroit, comme à Carras [qui est aussi une handiplage]. On met les chiens avec les personnes à mobilité réduite. » La mère de famille conclut : « Finalement, la solution, ça serait d’avoir davantage de rampes d’accès, tout simplement ! »