Nice : Le nouveau « plan vélo » de la métropole va-t-il réussir à la rabibocher avec les cyclistes ?

MOBILITE DOUCE Si Nice à vélo salue des projets « de qualité », l’association indique aussi qu’elle va rester « très attentive à leur réalisation »

Fabien Binacchi

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Une cycliste sur la promenade des Anglais
Une cycliste sur la promenade des Anglais — SYSPEO/SIPA
  • Christian Estrosi a présenté un « plan vélo » qui permettra d’ajouter, entre autres, d’ici à 2026, 160 nouveaux kilomètres de pistes cyclables dans la métropole niçoise.
  • « Il semble que le développement des déplacements à vélo s’inscrit pleinement dans la lutte contre la pollution dans la métropole », se réjouit l’association Nice à vélo.

Elle partait plutôt de loin. Avant dernière, en 2019, des villes de plus de 200.000 habitants les « plus cyclables » de France, la métropole niçoise a décidé de mettre un grand coup de pédale. Jeudi, après plusieurs mois d’attente (et de polémiques autour de certains aménagements créés à la sortie du premier confinement), Christian Estrosi a présenté un « plan vélo » qui permettra d’ajouter, entre autres, d’ici à 2026, 160 nouveaux kilomètres de pistes. En plus des 175 déjà existants. Un « réseau structurant » se dessine enfin, selon l’association Nice à vélo qui salue ces projets tout en restant « attentif à leur réalisation ».

Rien qu’à Nice, 75 km sont projetés. La poursuite de l’axe Durante-Baquis-Congrès et la création d’une voie Alberti-Hancy-Miron, d’une piste sur la rue Trachel et de liaisons sur les rues Reine Jeanne et Rouget de l’Isle sont d’ores et déjà programmées. Pour les quartiers Nice nord et Cimiez, des études sont en cours, assure aussi la collectivité.

« Juger dans le temps »

Au-delà de la capitale azuréenne, de nouvelles liaisons cyclables sont également prévues entre Nice et Monaco, de Nice au Pont de la Manda, en rive gauche du Var, dans la vallée du Paillon et entre Vence et Saint Jeannet.

« Il faudra juger dans le temps. Rappelons que des annonces avaient été faites auparavant et n’ont pas toujours abouti, tempère Pascale Montrol-Amouroux, pour Nice à vélo. L’association sera très attentive à la réalisation des divers aspects de ce projet. »

Pour le maire et président LR de Nice Côte d’Azur, dont le plan climat prévoit une diminution de 55 % d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2030, l’objectif est en tout cas « d’atteindre 10 % de part modale vélo dans les déplacements à l’horizon 2026 ». « Il semble que le développement des déplacements à vélo s’inscrit pleinement dans la lutte contre la pollution, nous y sommes très attachés », dit Pascale Montrol-Amouroux.

Petits ateliers et vélos électriques

Avec ces futurs aménagements, la collectivité prévoit aussi « l’installation de stations de gonflage ou de petits ateliers de réparations en ville ». D’ici à la fin de l’année, trois doivent être positionnées le long des trames vertes et deux dans les parkings vélos Nice Thiers et Grand Arénas, précise-t-elle.

L’offre vélo bleu électrique doit également arriver à Beaulieu-sur-Mer, Villefranche-sur-Mer et Saint-Jean-Cap-Ferrat (avec 200 unités supplémentaires, soit 450 au total pour tout le réseau). « Un service de location longue durée doit être mis en place d’ici 2022 », a fait savoir Christian Estrosi.