Tempête Alex : Des habitants de la vallée de la Roya lancent une pétition pour qu’Emmanuel Macron tienne ses promesses

SIGNATURES En trois jours, la pétition a récolté plus de 6.000 signatures

E.M.

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Le président Emmanuel Macron arrive à Breil-sur-Roya, le mercredi 7 octobre 2020, dans un hélicoptère de l'armée de l'air
Le président Emmanuel Macron arrive à Breil-sur-Roya, le mercredi 7 octobre 2020, dans un hélicoptère de l'armée de l'air — Daniel Cole/AP/SIPA

Six mois après le passage de la tempête Alex dans les Alpes-Maritimes, les habitants de la vallée de la Roya demandent des comptes au  Président de la République. Vendredi, un comité de soutien a lancé une pétition pour que « les moyens financiers promis lors de sa venue au lendemain de la catastrophe soient débloqués ». En trois jours, près de 6.500 personnes ont déjà signé.

Dans le texte, le collectif détaille la situation dans laquelle vit la population, notamment sans accès à l’Italie par le tunnel du col de Tende, ni à Castérino, « le poumon touristique de la Roya ». La pétition rappelle également les retards de la mise en service des trains et fait état d’une « activité économique en grande souffrance avec la fermeture de commerces ».

La dernière pétition comptabilise plus de 55.000 signatures

De ce constat, la population est « épuisée » et souffre de « troubles anxio-dépressifs constatés par les médecins locaux » qui sont « en nette augmentation, conséquence du traumatisme de la tempête, de l’angoisse d’un avenir incertain et peu lisible conduisant à un exode inquiétant ».

Le Comité de soutien des voies de communication de la Vallée de la Roya espère toucher Emmanuel Macron pour débloquer les fonds promis mais aussi permettre la création d’une zone franche pour « sauver l’activité économique existante et de stopper l’exode des habitants épuisés par tant de difficultés. »

Il y a six mois, ce même comité de soutien avait lancé une pétition pour « aider à la reconstruction des voies de communication de la vallée de la Roya » et avait récolté plus de 55.000 signatures.