Coronavirus à Nice : Les indicateurs « extrêmement encourageants » de l’épidémie pour la métropole

COVID-19 Le nombre de cas contaminés pour 100.000 habitants a été divisé par trois en moins de deux mois

Elise Martin

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La vaccination fait partie des raisons explicatives de la baisse du taux d'incidence dans la métropole niçoise
La vaccination fait partie des raisons explicatives de la baisse du taux d'incidence dans la métropole niçoise — SYSPEO/SIPA
  • Le département des Alpes-Maritimes a été l’un des premiers à être affecté férocement cet hiver par une nouvelle vague du Covid-19.
  • Le Professeur Michel Carles identifie cet épisode comme étant un phénomène précoce du cycle naturel épidémique.
  • La vaccination et les mesures restrictives sont aussi des raisons explicatives de la baisse des indicateurs de l’épidémie en ce moment.

Depuis le 18 décembre et jusqu’à la fin du mois de février, la métropole Nice Côte d’Azur battait des records en termes de taux d’incidence, c’est-à-dire, le nombre de personnes contaminées par le coronavirus pour 100.000 habitants. L’indicateur de référence s’élevait de semaine en semaine, allant de 437 à 543 puis 735, pour atteindre 801 la semaine précédant le confinement local et partiel du week-end.

Considérée comme la plus touchée de France, la métropole niçoise est maintenant seizième au classement avec un taux d’incidence qui atteint 281 cas positifs pour 100.000 habitants, selon les chiffres du début de semaine du site Covid tracker.

Une baisse due, entre autres, au cycle naturel du phénomène épidémique

D’après le Professeur Michel Carles, chef du service infectiologie du CHU de Nice, « les indicateurs sont extrêmement encourageants, c’est trois fois moins qu’avant le premier confinement localisé et partiel ».

Il ajoute : « On n’a pas assez d’éléments pour identifier ce qui a influencé davantage cette situation entre les mesures restrictives, l’immunisation de la population et la vaccination et le cycle naturel de l’épidémie ».

Comme l’analyse le professeur, les phénomènes épidémiques ont une évolution en plusieurs phases : l’augmentation, la stagnation et la diminution. « La circulation virale était très importante cet hiver. Le pic est arrivé précocement par rapport aux autres endroits en France d’où les interrogations concernant les raisons de cette augmentation soudaine ».

Il continue : « Tout comme elle est arrivée prématurément, cette bouffée épidémique repart maintenant avec de l’avance sur les autres métropoles, comme celles des départements voisins. Les prochaines étapes pour ces lieux arriveront donc normalement plus tard. »

Une situation semblable à celle de l’été dernier ?

L’infectiologue nuance : « On peut se demander si le taux d’incidence va baisser sous les 100 pour avoir une situation semblable à celle de l’été dernier ou si on restera entre les 100 et 200. »

Il appuie néanmoins sur les effets positifs de la vaccination, notamment sur la population âgée de plus de 75 ans. « Il y a plusieurs raisons pour expliquer cette baisse du taux d’infection sur cette tranche d’âge. D’abord, la vaccination qui progresse. Ensuite, il y a ceux qui ont attrapé le virus puis ont été immunisés. Enfin et surtout, le respect des gestes barrières pour cette population plus vulnérable justifie la baisse du taux d’incidence ».

Selon Covid tracker, au 14 avril, 23,7 % de la population des Alpes-Maritimes avait reçu au moins une dose du vaccin contre le coronavirus.