Nice : Une employée d’un bar-tabac grattait en secret au moins 100 euros de tickets de jeux par jour

FAITS DIVERS Le patron a estimé le préjudice à 80.000 euros

E.M.

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Une enseigne de bar-tabac (Illustration)
Une enseigne de bar-tabac (Illustration) — Nicolas Chauveau - Sipa

Chacun a son petit rituel avant de commencer sa journée de travail. Pour Natacha, salariée à temps partiel d’un bar-tabac à Nice et joueuse compulsive, c’était les jeux à gratter. Seulement, elle les dérobait à son patron et en prenait pour au moins 100 euros par jour.

Selon les informations de Nice-Matin, c’est lorsque la Française des jeux a félicité le patron pour ses gains et ses ventes de tickets qu’il a commencé à se poser des questions. Le gérant a alors vérifié les stocks et les caméras de surveillance. Il a aperçu son employée, parfois accroupie, dès le début de son service, en train de gratter des tickets.

En décembre, plus de 1.000 euros et près de 200 tickets manquent à la caisse

Devant le tribunal correctionnel, la femme de 56 ans s’est défendue en affirmant régulariser « a posteriori les achats de tickets ». Son salaire était de 1.200 euros par mois.

Pourtant, Me Agnès Gravereaux, avocat de la partie civile, a indiqué devant les magistrats un manque de « 1.017 euros, soit 199 tickets non tapés à la caisse » le 16 décembre.

Le buraliste avait estimé son préjudice à 80.000 euros. Le tribunal a finalement relaxé l’employée du délit d’escroquerie mais l’a condamnée pour vol simple. Elle devra verser 5.000 euros de dommages et intérêts à son ancien patron.