Confinement dans les Alpes-Maritimes : « On ne vit plus, on survit », des commerçants Niçois exaspérés des annonces

CORONAVIRUS Le gouvernement a annoncé jeudi soir un nouveau confinement pour le département des Alpes-Maritimes et quinze autres

Elise Martin
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Les commerces non-essentiels doivent fermer à nouveau dans les Alpes-Maritimes
Les commerces non-essentiels doivent fermer à nouveau dans les Alpes-Maritimes — Lionel Urman/SIPA
  • Les commerces non-essentiels devront fermer à partir de ce vendredi minuit.
  • Seuls les libraires et les disquaires sont épargnés par les nouvelles restrictions.
  • Dans la capitale azuréenne, les commerçants expriment un ras-le-bol de ces mesures.

Jeudi soir, les Français attendaient avec impatience 19 h et les nouvelles mesures pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Dans les Alpes-Maritimes, malgré les trois derniers week-ends confinés, on était un plus détendu : le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal expliquant mecredi qu’il n’y aurait « pas de mesures supplémentaires » sur la Côte d’Azur. Patatra.

Comme quinze autres département, celui de Nice se retrouve contraint à de nouvelles restrictions, notamment pour le commerce « non-essentiel », fermé pendant quatre semaines.

« Pourquoi continuer de nous confiner ? »

Et c’est le ras-le-bol qui prédomine dans la capitale azuréenne. « On n’est plus là à attendre les annonces, lançait jeudi Vanessa Brakha, gérante du magasin de prêt-à-porter By Colette. On s’adapte toujours. Mais le plus dur, ce n’est pas la décision, c’est le peu de temps qu’on nous laisse pour l’appliquer ». Même schéma du côté du Carré d’or. Lindsay Kobeitri est gérante de Hair Bar. « Avec le confinement le week-end, on a perdu nos plus grosses journées. J’ai déjà perdu 4 000 euros. » Elle ne comprend pas pourquoi son salon est plus restreint qu’un magasin alimentaire. « Depuis le début, on applique scrupuleusement le protocole. Rien ne change. Pourquoi continuer de nous confiner ? Il n’y a pas plus de cas dans mon salon qu’à Carrefour. On ne vit plus, on survit. »

« Le mot d’ordre, c’est la flexibilité »

Pascale Fages travaille depuis quinze ans à L’épingle à linge, dans le Vieux Nice.« Tout le monde préfèrerait qu’on ouvre à nouveau. Pour le magasin, ça permet de se faire un peu de marge mais je suis partisane de règles strictes pour avoir des résultats plus efficaces. Là, on a juste l’impression de faire des sacrifices qui ne servent à rien. On a eu des demi-mesures que nous sommes en train de payer ». Elle développe : « On sait que le mot d’ordre, c’est la flexibilité. On fait à la carte depuis le début de la crise sanitaire. »

Tous les commerces dit « non-essentiels » fermeront ce vendredi minuit. Les libraires et des disquaires ne font désormais plus partie de cette catégorie.