Après Nice, Cannes mise sur les bornes d’appel connectées à la police municipale

SECURITE Le dispositif, qui avait permis une action rapide lors de l’attentat de la cathédrale de Nice, vient d’être installé à quatre endroits de la ville de gérée par David Lisnard

Fabien Binacchi

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Le maire de Cannes David Lisnard teste le dispositif installé sur le parvis de la gare
Le maire de Cannes David Lisnard teste le dispositif installé sur le parvis de la gare — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • La mairie de Cannes vient d’installer des bornes d’appel d’urgence sur l’espace public pour mettre aux habitants et aux visiteurs de signaler une menace directe.
  • « Ce dispositif permet une prise de connaissance immédiate de la menace », explique David Lisnard, le maire de Cannes.
  • La ville ambitionne d’installer deux autres bornes dans le courant de l’année.

Le 29 octobre 2020, à 8h54 précisément, la borne d’appel d’urgence de l’avenue Jean-Médecin était déclenchée par un témoin. Quatre minutes plus tard, la police municipale arrivait sur place pour neutraliser le terroriste de la cathédrale Notre-Dame-de-L’Assomption. « Ce dispositif permet une prise de connaissance immédiate de la menace. Et ce qui s’est passé à Nice nous a évidemment confortés dans notre idée de le déployer », explique David Lisnard. Le maire LR de Cannes vient à son tour de faire installer dans l’espace public ces vidéophones directement connectés au centre communal de vidéosurveillance.

Les quatre premiers sont opérationnels à la gare SNCF du centre-ville, devant les marches du Palais des festivals, face à la plage Macé et au centre de la Bocca. Et deux autres devraient également être mis en place, dans le courant de l’année, entre l’université, qui doit bientôt ouvrir, et le futur multiplex, toujours à la Bocca, et également dans le quartier de Ranguin.

En deux mois, 135 déclenchements sur 63 bornes à Nice

« Ces boutons d’alarme déclenchés par un simple appui de l’usager et équipés d’un micro et d’une caméra vidéo », coûtent chacun 7.000 euros à la collectivité. « Les caméras de surveillance situées à proximité sont immédiatement orientées dans la direction du signalement. Cela permet une levée de doute très rapide et une intervention dans les trois minutes s’il y a lieu », explique encore David Lisnard. Le système vient, selon l’élu, en complément d’autres initiatives prises dans le cadre d’un plan de prévention du risque terroriste.

La mairie rappelle par exemple qu’elle déploie « depuis l’été 2016 des boutons alarme fixes ou portatifs dans les établissements publics, les écoles, les crèches, les lieux de culte et les commerces potentiellement vulnérables ». A date, 355 de ces dispositifs sont installés. Et s’ajoutent donc aux nouvelles bornes d’alerte vidéos.

A Nice, 63 ont été installées depuis 2019. Entre janvier et février 2021, elles ont enregistré 135 déclenchements ce qui ne représente qu’un peu plus d’un par mois et par appareil. Ces déclenchements ont été suivis vingt-deux fois d’une rédaction de main courante de la police municipale. Six ont généré une intervention et, dans trois cas, il y a eu des interpellations.