Coronavirus dans les Alpes-Maritimes : Bilan du week-end confiné, indicateurs, vaccination... On fait le point sur la situation

CRISE SANITAIRE Le département a toujours un taux d'incidence trois fois supérieur à la moyenne nationale avec 617 cas confirmés pour 100.000 habitants

Elise Martin

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La promenade des Anglais vide, à Nice, le 27 février 2021, lors du week-end confiné localisé et partiel
La promenade des Anglais vide, à Nice, le 27 février 2021, lors du week-end confiné localisé et partiel — E. Martin / ANP / 20 Minutes
  • Sur les 21.500 personnes contrôlées ce week-end dans les villes du littoral en confinement local et partiel, 1.212 verbalisations ont été dressées par les forces de l’ordre.
  • Dans les Alpes-Maritimes, 58.027 personnes ont été vaccinées.
  • L’objectif est qu’à la fin du mois de mars, toutes les personnes âgées de plus de 75 ans soient vaccinées, c’est-à-dire 135.000 Maralpins.

Après deux mois de couvre-feu et un premier week-end de confinement localisé, l’heure est au bilan. Respect des nouvelles restrictions, situation hospitalière et vaccinale, 20 Minutes fait l’état des lieux de l’épidémie de Covid-19 dans les Alpes-Maritimes.

Bilan du week-end confiné dans les 63 communes du littoral azuréen

« En général, les règles ont été respectées », a annoncé ce lundi Bernard Gonzalez, le préfet des Alpes-Maritimes en dressant le bilan des contrôles effectués au cours du week-end par les forces de l’ordre. « Sur les 21.500 personnes qui ont été contrôlées, 1.212 ont été verbalisées pour non-port du masque ou non-respect du confinement, soit un taux de 5,6 % », précise-t-il.

À Nice, ce sont 448 procès-verbaux qui ont été dressés pour défaut d’attestation, 161 pour non-port du masque, 22 pour interdiction de circuler sur le trottoir sud de la promenade des Anglais et 14 pour non-respect du couvre-feu.

« On fait tout pour éviter le confinement généralisé, a indiqué le préfet. C’est mon combat et je me bats chaque jour contre ça. Il faut tenir le couvre-feu chaque jour, il faut tenir le confinement le week-end prochain. Je ne peux pas dire quelle sera la situation après, pour l’instant on est en train de se battre pour aider le corps médical ».

Des indicateurs « inquiétants » et des renforts dans les hôpitaux

Avec un taux d’incidence toujours trois fois supérieur à la moyenne nationale (617 cas positifs pour 100.000 habitants vendredi contre 222 nationalement), les indicateurs sanitaires restent « inquiétants » pour l’Agence régionale de santé (ARS) Paca. À Nice, il atteignait 801 mercredi dernier.

Le taux de positivité, le pourcentage de cas positifs par rapport au nombre de personnes testées, est à 10,6 % contre 7,6 % nationalement. À noter que le département compte un nombre important de personnes se faisant dépister, « l’un des taux les plus élevés de France », selon Romain Alexandre, le directeur départemental de l’ARS.

Il précise que le taux d’incidence est en forte augmentation pour les personnes âgées de 0 à 20 ans alors que pour les populations de plus de 80 ans, « on constate une nette diminution ».

À noter que des renforts de personnels soignants ont été envoyés au CHU de Nice ainsi qu’à Antibes. « Nous restons au palier 4, précise le directeur département de l’ARS. On suit l’évolution au jour le jour. Pour l’instant, nous restons aux suspensions d’opérations avec cet échelon. Au niveau 5, ce sera les déprogrammations, comme ce qu’il s’est passé aux mois d’avril et dernier ». Plus de 120 personnes sont en réanimation.

La semaine dernière, douze patients ont été transférés vers des hôpitaux en Bretagne et trois vers Marseille.

Objectif 135.000 personnes vaccinées à la fin du mois de mars

Le volet « accélération des vaccinations » est en place dans le département d’après la préfecture. « L’objectif est que toutes les personnes âgées de plus de 75 ans soient vaccinées à la fin du mois de mars pour ensuite passer à de nouvelles tranches d’âges, comme celle des 65-75 ans », a déclaré Benoît Huber, chef de cabinet. Actuellement, 58.027 Maralpins ont été vaccinés.

Les trois vaccins, Pfizer, Moderna et maintenant AstraZeneca sont distribués dans le département. Le professeur Milou-Daniel Drici, responsable du centre régional de pharmacovigilance Nice-Alpes-Côte-d’Azur a assuré que les symptômes dus à l’injection de l’AstraZeneca n’étaient « que transitoires » et « qu’ils passaient en prenant du paracétamol ».

« C’est par la vaccination qu’on s’en sortira », a-t-il conclu. Pour Romain Alexandre, en plus d’un couvre-feu et d’un confinement, « il est surtout indispensable de respecter les gestes barrières et d’être très vigilants lorsqu’on est en contact avec les autres pour pouvoir venir à bout de cette crise ».