Carros : Les élections municipales annulées par le tribunal administratif

POLITIQUE Yannick Bernard (divers droite) avait été élu avec 50,3 % des voix en juin 2020

E.M.

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Le tribunal administratif de Nice
Le tribunal administratif de Nice — E.Martin / ANP / 20 Minutes
  • Lors de l’entre-deux-tours, une publication satirique avait été distribuée dans les boîtes aux lettres des habitants de Carros.
  • Le maire sortant avait porté plainte, jugeant que cette revue lui portait préjudice et demandé l’annulation des élections.
  • Avec 34 voix d’écart, le tribunal a décidé d’annuler les élections. Yannick Bernard, le maire actuel, a un mois pour faire appel.

En juin, Yannick Bernard (Divers Droite) avait remporté d’une trentaine de voix seulement les élections municipales de Carros, dans les Alpes-Maritimes face au maire sortant, Charles Scibetta (DIV). Mercredi, le tribunal administratif de Nice a décidé de les annuler pour des écrits diffamatoires envers le maire sortant dans une publication distribuée aux Carrossois.

Charles Scibetta avait porté plainte à la suite de la distribution d’un journal satirique distribué dans les boîtes aux lettres des habitants durant l’entre-deux-tours. D’après les informations de France 3​, le « Ficanass » parlait de problème de gestion, des taux d’impositions et d’urbanisation à outrance. Charles Scibetta demandait alors l’annulation du compte de campagne du maire et l’inéligibilité pour une durée de trois ans pour Yannick Bernard.

Les écrits diffamatoires retenus pour l’annulation des élections

Le tribunal a retenu les écrits diffamatoires, où le maire sortant était qualifié de « Pinocchio ne sachant plus où mettre son nez tellement celui-ci est long » comme raison d’annuler les élections, vu le faible écart de voix entre les deux candidats lors du second tour. Le tribunal administratif n’a pas prononcé de peine d’inéligibilité ou annulé le compte de campagne du maire.

Capture d'écran du message Facebook de Yannick Bernard
Capture d'écran du message Facebook de Yannick Bernard - Capture d'écran Facebook

Dans un message Facebook, Yannick Bernard a affirmé ne pas être responsable de ce qui lui est reproché et parle « d’un éventuel appel », qui peut être interjeté dans un délai d’un mois. « Malheureusement, nous subissons ces publications anonymes auxquelles nous sommes totalement étrangers contrairement aux allégations de mon opposant ». Il reste confiant si des élections devaient avoir à nouveau lieu : « Je reste auprès de vous et je ne suis pas inquiet pour la suite. Vous m’avez fait confiance une première fois et je ne doute pas que vous me renouvellerez cette confiance si nous devions revoter ».

Si c’était le cas, les élections se feraient dans un contexte particulier de crise sanitaire, et à trois mois des élections régionales, le dernier vote avant la présidentielle.