Coronavirus à Nice : La brigade anti-Covid fait sa première descente au palais de justice pour « briser la chaîne de transmission »

DEPISTAGE Une équipe de huit personnes est intervenue ce mardi dans la salle des pas perdus du palais historique et du palais Rusca pour tout le personnel et le public

Elise Martin

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La brigade de la Croix-Rouge lors de son intervention au tribunal judiciaire de Nice, le 23 février 2021.
La brigade de la Croix-Rouge lors de son intervention au tribunal judiciaire de Nice, le 23 février 2021. — É. Martin / ANP / 20 Minutes
  • La brigade de médiateurs de lutte anti-Covid a été créée en dix jours par l’ARS pour repérer les personnes positives afin de les isoler et de les tenir informées.
  • Pendant trois mois, l’équipe de la Croix-Rouge ira là où des foyers peuvent se développer.
  • Après le palais de justice, les médiateurs se rendront au Carrefour TNL la semaine prochaine.

Dans le cadre des mesures prises par l’Agence régionale de santé (ARS)Provence-Alpes-Côte-d'Azur, l’équipe mobile de lutte anti- Covid de la Croix-Rouge a fait son premier jour au palais de justice de Nice. « En deux semaines, nous avons eu dix cas positifs, indique Joanna Falco, cheffe du cabinet du président du tribunal judiciaire. Il nous paraissait judicieux de procéder à un dépistage ».

« On se rend dans les endroits où il existe des petits foyers pour être au plus proche de la circulation du virus et isoler les personnes, ajoute Michèle Lepra, coordinatrice et infirmière de la brigade. Le but est de briser la chaîne de transmission ». Pendant six heures, une équipe de huit personnes a procédé à des tests antigéniques pour le personnel du palais de justice mais aussi le public volontaire. Avec un résultat connu en quinze minutes.

Une vingtaine de personnes testées

« J’ai voulu prendre des précautions parce que l’institutrice de mon fils a été testée positive », confie Olfa Inaudi qui travaille au tribunal. « Les personnes viennent spontanément, précise la coordinatrice. Ensuite, on préfère toujours rappeler que le test PCR est plus sûr. Si le test est négatif, on invite les personnes qui auraient des symptômes à se diriger vers un laboratoire pour être plus sûres ».

« La secrétaire générale du président, le procureur et le président se sont fait tester ce matin, affirme la cheffe du cabinet. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de succès. Tout est fluide ». À la mi-journée, une vingtaine de personnes étaient venues se faire tester.

Au total, 150 tests ont été amenés « parce qu’on ne sait jamais trop comment ça va se passer la première fois, avoue Michèle Lebra. C’est une matinée très positive, sans faire de mauvais jeux de mots puisque aucun test ne s’est révélé positif. Tout le monde est impliqué », conclut l’infirmière.

Une mission qui s’étend sur trois mois

La salle d’audience n° 2 a été aménagée en salle de dépistage pour l’occasion. D’un côté, un coin dépistage, d’un autre, un espace « confidentiel et sensibilisation » pour les résultats, mais aussi une partie informatique pour communiquer directement avec la CPAM pour les cas positifs. Chacun des membres de la brigade a passé une formation « d’environ une semaine » pour être apte sur les différents postes.

« On est tous issus de différents secteurs professionnels, s’exclame Salia Ainime, une des médiatrices de la brigade. On n’est pas issu du même milieu mais on a tous cette volonté de vouloir aider dans cette crise sanitaire ».

Prochaine étape, la semaine prochaine au centre commercial Carrefour TNL. La mission doit s’étendre sur trois mois « à chaque fois que l’ARS précisera un lieu où nous devons nous rendre », précise Michèle Lebra.