Coronavirus dans les Alpes-Maritimes : Olivier Véran envisage un couvre-feu « accentué » ou « un confinement partiel »

EPIDEMIE Les élus locaux et le préfet doivent présenter un plan d’ici dimanche soir

20 Minutes avec AFP
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Olivier Véran en visite à Nice avec Christian Estrosi, ce samedi 20 février.
Olivier Véran en visite à Nice avec Christian Estrosi, ce samedi 20 février. — VALERY HACHE / AFP

Le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé ce samedi au préfet et aux élus des Alpes-Maritimes de prendre d’ici à dimanche soir des « mesures complémentaires », comme un renforcement du couvre-feu ou un « confinement partiel ou total », pour faire face à la flambée du Covid-19. « Ça pourrait prendre la forme d’une accentuation du couvre-feu, voire d’un confinement partiel ou total », a déclaré le ministre lors d’une visite à Nice.

Le maire LR de Nice, Christian Estrosi, qui avait applaudi la décision de mettre en place un couvre-feu, s’est dit favorable à l’idée d’un confinement partiel ou total. « Si nous devions aller à un confinement partiel ou un peu plus important dans les jours qui viennent en fonction de l’évolution de l’épidémie, je les soutiendrais de la même manière, par exemple un confinement à l’occasion de chaque week-end », a-t-il déclaré.

L’incidence trois fois plus forte à Nice que dans le reste du pays

Dans les Alpes-Maritimes, le taux de positivité des tests de détection est supérieur à 10 %, contre une moyenne nationale de 6 % et le taux d’incidence atteignait vendredi les 587 pour 100.000 habitants, selon l’Autorité régionale de santé (ARS). Dans la métropole de Nice, ce taux dépasse 700, soit plus de trois fois la moyenne nationale (190).

Le ministre de la Santé a par ailleurs annoncé des mesures supplémentaires, dont un renforcement des contrôles de respect des consignes sanitaires, le « dépistage massif » dans les écoles à la rentrée avec des tests salivaires ou l’envoi de 3.500 doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech lundi et des « milliers de doses » de celui d’Astra-Zeneca. « Ce n’est pas le virus sud-africain qui circule ici, c’est surtout du variant anglais », a détaillé Olivier Véran.

En Moselle, département qui connaît aussi une flambée du Covid, Olivier Véran avait aussi évoqué mi-février la possibilité d’un confinement local ou de la fermeture des écoles, soumis à la concertation avec les élus locaux. Mais pour l’instant, le préfet a simplement décidé d’augmenter les contrôles d’application des mesures sanitaires et le nombre de tests réalisés.