Coronavirus à Nice : Le variant anglais détecté dans les eaux usées de la ville

CRISE SANITAIRE Christian Estrosi veut limiter l'afflux de touristes et demande au préfet d'autres mesures

Fabien Binacchi
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Des échantillons d'eaux usées, dans un laboratoire (Illustration)
Des échantillons d'eaux usées, dans un laboratoire (Illustration) — Thomas SAMSON / AFP

Les chiffres inquiétants et toujours en hausse enregistrés dans la métropole niçoise sont peut-être liés à sa présence, désormais confirmée. Le variant anglais du Covid-19, réputé 50 à 74 % plus contagieux, a été détecté en janvier dans les eaux usées de la capitale azuréenne, a indiqué ce jeudi Christian Estrosi, annonçant de nouvelles mesures.

« Nous le localisons notamment dans les secteurs de Gambetta Ouest, Ouest Ville, et Les Moulins », a précisé le maire et président de la métropole. Des « séquençages » également organisés par un chercheur du CNRS de Nice en novembre et en décembre n’avaient pas retrouvé de traces de ce variant.

« Eviter une aggravation de la situation »

Et alors que la situation est critique, selon lui, « avec 438 cas pour 100.000 habitants contre 205 au niveau national et 90 % d’occupation des lits COVID », Christian Estrosi a confirmé un nouveau serrage de vis à l’approche des vacances scolaires.

Comme il l’avait annoncé, « un arrêté interdisant les locations saisonnières sur la ville pour la période du 6 au 20 février, qui correspond à la première période de congés d’hiver, pour éviter une aggravation de la situation » sera pris ce mercredi. Un texte qui pourrait bien se voir attaqué devant le tribunal administratif.

« Je ne m’interdis pas de le prolonger au besoin et j’appelle le préfet à prendre un arrêté sur le département, ou du moins les zones particulièrement concernées », a-t-il ajouté, réclamant également l’intensification des contrôles des tests PCR, dans les gares et les aéroports des voyageurs étrangers.